C’est l’histoire sans faim d’une femme et de sa (dé)connexion avec le monde. D’un sentiment familier et indéfinissable dans lequel il est plaisant de se laisser absorber.
Le développement considérable des neurosciences depuis 10 ans a permis d'une part des progrès dans la recherche pharmacologique et a permis d'autre part d'étayer des hypothèses sur les mécanismes impliqués dans plusieurs maladies mentales et neurologiques. Le Professeur Glowinski fait le point sur ce sujet dans cet entretien.
La mort suscite l’incompréhension, provoque des réactions de fuite, de rejet.
Comment accompagner ceux qui s’en vont ? comment limiter l’isolement de ceux qui restent ? comment atténuer les complications psychologiques liées au deuil ? comment rendre à la mort sa juste place ?
Marie-Frédérique Bacqué dans ce document apporte des réponses en nous montrant l’importance de la dimension symbolique et sociale de la perte et du deuil.
Ce film peut contribuer à aider tous ceux qui de façon personnelle ou professionnelle sont confrontés à cette épreuve est
Marie-Frédérique Bacqué Psychologue, vice présidente de la société de thanatologie, professeur à l’Université de Strasbourg. Elle est également l’auteur de « Deuil à vivre », de « Deuil et santé » et de « Mourir aujourd’hui ».
Après une brève description des phases du deuil, Dominique Vallée nous communiquera les différents aspects du travail du personnel hospitalier qui accompagne les parents ayant à vivre le deuil de leur enfant.
La naissance d’un enfant porteur d’un handicap vient bouleverser l’équilibre relationnel, affectif et psychique de la famille. Tenant compte de son expérience de psychologue-psychanalyste au sein d’un CAMSP (Centre d’Action Médico Social Précoce), Simone Korff Sausse nous aide à comprendre les mécanismes inconscients à l’oeuvre chez les parents et les enfants dans cette situation. Elle explique comment on peut aider ces familles afin que l’enfant développe le plus harmonieusement possible son identité de sujet. Son approche psychanalytique complète de façon féconde l’approche clinique et thérapeutique globale préconisée par la loi de 2005 sur les droits des personnes handicapées.
Michèle Grosclaude, après nous avoir rappelé la clinique psychologique des comas, nous expose l'expérience et le vécu de la réanimation, ce qui lui permet d'élaborer un modèle de prise en charge psychologique des patients, resituant le rôle des intervenants ainsi que la place des familles.
Dans cet entretien, le Dr. Luc Ciompi nous explique que le patient schizophrène développe une psychose à cause d'un déficit dans la structuration des bases de références affectives et cognitives de son moi et de son monde environnant. Il souligne la participation de plusieurs facteurs génétiques, éducationnels, stresseurs sociaux et déclencheurs. A partir de ses études longitudinales, le Dr. Ciompi conclut que presque la moitié des patients schizophrènes ont une évolution favorable. Parmi les mesures thérapeutiques, l'auteur établit comme essentielle la constitution d'un milieu social propice qui protège le patient de la surstimulation et la complexité des informations.
L'analyse ergonomique de situations met en relief la nécessité de prendre en compte la globalité des conditions de réalisation de travail et, en particulier, la manière de les aborder. Elle donne accès à une nouvelle forme de management basé, non plus sur des représentations différentes et théoriques, mais sur une réalité partagée. Ses principaux résultats sont : une véritable analyse pratique des emplois, suivie d'actions en termes de recrutement, organisation, formation, relations professionnelles... Un management participatif, une fédération des différents acteurs de l'entreprise.
Après l’analyse des ressorts de fonctionnement des jeux télévisés, le groupe a créé des candidats fictifs, rassemblé costumes et accessoires et démarré des séances de photos. Ensuite, lors d’ateliers sonores, chacun a prêté sa voix à un personnage. Bout à bout, le projet a donné lieu à la réalisation d’un petit film parodique.
Magali, Céline, Géraldine, Isabelle, Maria, Sandrine, l'autre Géraldine et Sabrina sont toutes élèves à l'école de coiffure de St-Maur-des-Fossés, en France. Elles ont 15 et 16 ans, ne sont pas pressées de connaître l'amour physique et rêvent plutôt d'un amour unique et durable...
Ron et Karen accueillent chez eux une communauté de personnes qui entendent des « voix » commentant, chaque jour, leurs pensées et actions. Tous débattent de l’impact qu’elles ont sur leur vie et leur identité sociale, ainsi que des négociations à engager avec elles pour en faire des cohabitantes plus que des intruses. Ceci introduit une dialectique originale sur la différence, la stigmatisation et l’indépendance, et montre comment les singularités individuelles peuvent former un corps politique. Pour le film, la « folie » n’est pas déconnexion de la réalité, mais plutôt conscience aiguë de celle-ci.
Dans la vie, Antonin Artaud était comme sur scène: furieux, terrifié, paroxystique. Son oeuvre poétique et théâtrale possède ce même caractère extrême et reflète un esprit torturé, un moi fragmenté, en quête d'incarnation. Il exorcise par une écriture-cri une réalité qui lui échappe. Jeune, Antonin produit deux livres qui dérangent les hommes, qui sont "comme une porte ouverte qui les mène là où ils n'avaient jamais consenti à aller": "L'Ombilic des Limbes" et "Le Pèse-Nerfs". Il y crée une nouvelle rhétorique qui transcrit ses "états innombrables" et sa douleur. Celle-ci aura raison de lui: il sera interné en 1939. Antonin Artaud, désespéré, remplit 406 cahiers en trois ans... Artaud est-il mort avant d'être né? L'hypothèse irrigue le documentaire d'André S. Labarthe qui conduit avec brio le théâtre cruel de la vie d'Antonin et célèbre le poète, révolutionnaire de l'art et de la vie.
Sophie Muselle, psychologue et metteuse en scène revient dans cet entretien avec Jean Florence sur les grandes questions qui ont jalonné son parcours à la fois clinique et philosophique. Philosophe, psychanalyste, docteur en psychologie, professeur émérite et ancien directeur du Centre d’études théâtrales de Louvain-La-Neuve, Jean Florence est notamment connu pour son livre « Art et Thérapie. Une liaison dangereuse ? ». Outre les réflexions sur les liens entre art et thérapie, pratiques artistiques et institutions de soin, ce sont les questions essentielles du rapport à l’autre qui sont tout naturellement abordées.
Dans les années 60, Ronald Laing fonde dans la région londonienne plusieurs lieux d'accueils thérapeutiques ou "households", dont le but est de mettre les patients à l'abri des agressions de la psychiatrie traditionnelle. La communauté d'Archway est de 1969 à 1972 un des principaux lieux où va émerger un regard radicalement neuf sur la maladie mentale et où la "thérapie" consistera à tenter de responsabiliser les malades dans leur prise en charge et de leur rendre le pouvoir sur leur propre vie. C'est cet univers que le cinéaste américain Peter Robinson, flanqué d'une équipe légère, va explorer sept semaines durant. Il en a tiré un petit bijou de cinéma-vérité, loin des clichés sur les "fous". Et quand, dans une scène renversante, le père d'un patient explique, avec entrain, qu'il a loué les services d'une fille pour un rendez-vous avec son fils catatonique, on se demande qui est à enfermer... Archway ressemble un peu à une société tribale. David, l'intellectuel impétueux, entraîne tout qui l'écoute dans un discours sans fin sans cesse menacé d'auto-invalidation. Julia, consumée par le besoin émotionnel de clamer sa bonne santé mentale, régresse dans l'enfance. "C'est le seul témoignage filmé que nous ayons qui montre ce que nous pensons devoir faire pour - disons: pour les gens qui sentent que la société les a détruits" (Ronald Laing).
Peindre, danser, jouer sur scène, en un mot s'exprimer, tel est l'objectif des ateliers culturels du programme France-Handicap International. Un pari quand on n'est pas tout à fait comme les autres et que la maîtrise du geste et de la parole est un effort permanent, mais des actions riches d'émotions et d'expériences.
Le manque d'élan vitale, les troubles de l'humeur, l'apragmatisme sont parfaitement expliqués par ce sujet jeune dont le faciès, l'attitude, la voix et l'élocution traduisent bien la sémiologie déficitaire de la schizophrénie. Disponible en VHS Pal/Sécam et 16 mm son optique
"Science en conscience" est une collection qui rend compte de la réflexion éthique menée actuellement dans le domaine de la biologie et de la santé par le Comité national d'éthique (France). Sans parti pris ni jugement de valeur, les documents permettent à chacun de comprendre les enjeux médicaux, scientifiques et moraux des grandes questions de bioéthique: euthanasie, clonage, recherche sur l'embryon, brevets sur le vivant, procréation assistée... En janvier 2000, le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé publie un avis intitulé "Fin de vie, arrêt de vie, euthanasie" qui reconnaît dans des circonstances rares et exceptionnelles ce qu'on appelle une "exception d'euthanasie". Divers membres du Comité d'éthique présentent leur point de vue face à ce problème. Il y a des médecins, des professeurs de réanimation et de chirurgie, mais aussi des hommes politiques, des religieux, des juristes... Malgré des attitudes divergentes au départ et des positions philosophiques inconciliables un consensus émerge et s'articule autour de trois points fondamentaux: refus de la dépénalisation de l'euthanasie, développement des soins palliatifs, refus de l'acharnement thérapeutique. Le film nous fait également pénétrer dans la dure réalité des équipes soignantes (service de réanimation de l'Hôpital Bichat de Paris et unité de soins palliatifs de l'Hôpital Paul Brousse à Villejuif) et présente la position des Pays-Bas où l'euthanasie est tolérée depuis quatre ans.
Une île. Karin souffre de troubles mentaux. Elle se persuade que son mal est incurable et s'adonne à l'inceste avec son jeune frère. Elle souffre de plus en plus d'hallucinations et doit être hospitalisée... Un "film de chambre" selon l'expression de Bergman qui refuse le spectaculaire et adopte ici une démarche dépouillée et ascétique. Un huis-clos impressionnant.