La journée de travail d'un éducateur social dans une maison pour enfants psychotiques: seul pour s'occuper de onze enfants et des tâches ménagères (cuisine, bains, raccommodage, lessive). Les enfants aux prises avec leurs difficultés particulières. Une interview de l'éducateur sur les manies de chacun, le choix de sa profession qui lui apporte des contacts sociaux, le barème, le côté "caritatif" du métier, le manque de subsides, la satisfaction personnelle de l'éducateur. Note: un document d'archives. Avec des images en noir et blanc qui datent de 1975 mais qui n'en gardent pas moins toute la force du témoignage.
Depuis quelques années en Belgique, les ventes d'antidépresseurs ont progressé de 50%. Les nouveaux médicaments mis sur le marché (Prozac,...) ont un succès grandissant bien qu'ils soient cinq fois plus chers que les anciens, mais ils provoqueraient moins d'effets secondaires. La dépression intéresse de plus en plus le monde médical, et aussi l'industrie pharmaceutique. Le reportage pose la question de savoir si la dépression est un problème individuel ou de société. Il tente d'analyser ces "pilules du bonheur": leur efficacité, leurs alternatives et leurs répercussions sur la santé et sur le porte-monnaie des consommateurs.
La stérilité n'est plus une fatalité. Les nouvelles techniques d'assistance à la procréation promettent de tout réparer, de tout remplacer... Près de 4.000 couples infertiles ont recours annuellement en Belgique à une technologie de plus en plus affinée, de la stimulation ovarienne à la fécondation in vitro, en passant par l'insémination artificielle. La médicalisation de la conception et de la grossesse confère à l'enfant un statut extraordinaire: le risque de surprotection n'est pas négligeable. L'émission pose le problème du devenir de ces enfants, de la relation avec leurs parents, de leur identité.
L'émission aborde différentes formes d'amnésies et de troubles de la mémoire. Les causes sont diverses: les maladies dégénératives (l'Alzheimer), les troubles psychiatriques (dépression, anxiété, stress), les pathologies neurologiques organiques (les tumeurs cérébrales, les accidents vasculaires), les problèmes liés à l'abus d'alcool (le syndrome de Korsakoff)... Des patients, leurs proches et des équipes thérapeutiques répondent aux questions de savoir quand il faut s'inquiéter, comment cerner les problèmes de mémoire et pallier aux difficultés.
Jouer, c'est beaucoup de choses à la fois. C'est s'amuser, découvrir, se faire plaisir, rire, agir, créer, ... Mais c'est aussi une affaire très sérieuse car c'est une fonction essentielle pour le développement de l'enfant, autant que l'alimentation ou le sommeil. C'est par le jeu que l'enfant va progressivement découvrir la réalité, apprendre à agir sur cette réalité et à composer avec elle. Les documents d'archives proposés permettent l'observation de différents jeux d'enfants. Les reportages sont commentés par une psychologue qui identifient les différents stades de développement de l'enfant de 0 à 12 ans et qui propose des jeux adaptés à chaque stade. L'émission aborde, entre autres, la notion de plaisir dans le jeu, les rapports entre adulte et enfant dans l'apprentissage, le dessin, le mécanisme de l'histoire racontée, le jeu symbolique où l'enfant rejoue des situations vécues pour les rendre moins inquiétantes, etc...
L'aide à la vie journalière est l'ensemble des services mis à la disposition des personnes handicapées afin d'éviter leur placement en institution. Laisser les personnes handicapées à la maison ou leur offrir les moyens de vivre au sein de leur famille, c'est apporter une belle pierre à l'édifice de l'intégration. Celle-ci passe en effet par le logement, le travail et la vie sociale. Cette émission propose le témoignage de personnes handicapées.
En Communauté française, près de cent ateliers protégés emploient 7000 travailleurs handicapés. De nombreux produits vendus en grande surface y sont sous-traités. Ces ateliers sont devenus de véritables P.M.E., et leur chiffre d'affaires global atteint les 307 milliards. Faire du social en tenant compte des paramètres économiques, telle est l'équation que doivent résoudre les ateliers protégés au risque d'oublier ceux pour qui ils ont été créés.
Dès le premier jour de la vie, les cellules du cerveau se détruisent: elles sont les seules à ne pas se régénérer. Le vieillissement peut être normal ou accéléré par des facteurs extérieurs ou pathologiques. La démence sénile est le phénomène le plus fréquent du vieillissement anormal du cerveau. Dans cet épisode, l'accent est mis sur les toutes dernières recherches entreprises, notamment en ce qui concerne la maladie d'Alzheimer. A l'aube du XXIe siècle, il s'agit d'un problème d'autant plus inquiétant qu'on assiste aussi à un vieillissement constant de la population.
Les troubles obsessionnels compulsifs (T.O.C.) touchent environ 2% de la population et se définissent par des pensées pénibles et répétitives qui s'imposent contre la volonté de la personne. Celle-ci est obligée d'instaurer des rituels (compulsions) pour chasser cette obsession et apaiser l'anxiété... Des témoignages révèlent comment cette maladie du doute envahit la vie professionnelle, familiale et sociale de la personne. Des hommes et des femmes rongés par les T.O.C. évoquent leur détresse et les différents traitements qu'ils suivent: thérapies psychologiques ou médicamenteuses, neurochirurgie,...
Le stress n'est pas nocif en soi. Au contraire, il s'agit d'une réaction ancestrale de l'organisme indispensable à la survie de l'individu. Aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales, le stress est souvent synonyme d'un sentiment d'inconfort passager. Une étude récente a démontré que près de 75% des gens disent ressentir du stress au travail. Quand il devient pathologique, il se manifeste par des maux de tête, maux de dos, mauvais sommeil, ulcères, dépression ou même infarctus... Rencontres avec des personnes qui souffrent réellement de stress.
Dans 95% des cas, le diagnostic prénatal permet de confirmer que le foetus se développe normalement. Parfois, hélas, il met à jour un problème. Vient alors le moment douloureux d'interrompre ou non la grossesse, de pousser ou non les investigations, et de déterminer jusqu'où l'enfant à venir est "acceptable". Une décision où l'attitude du corps médical joue un rôle prépondérant, et dont personne ne sort tout à fait indemne. Du témoignage personnel à l'éthique de société, le reportage tente de rassembler quelques éléments qui alimenteront la réflexion personnelle.
Quand un ado "disjoncte", la famille, les profs, le médecin même sont parfois complètement désorientés. Et en cas d'hospitalisation, les services de psychiatrie "classique" ne sont pas bien adaptés à ce genre de patients turbulents et imprévisibles. Le "Centre thérapeutique pour adolescents", créé sur le site de l'U.C.L. à l'initiative du professeur P. Van Meerbeeck, se veut une alternative innovatrice dans ce domaine. Témoignages et résultats.
La sophrologie est une technique de détente particulière, qui consiste à se plonger de manière individuelle dans un état de conscience de la relaxation. Elle peut s'adresser comme thérapeutique aux personnes âgées, en ce sens qu'elle permet de s'équilibrer, de s'adapter au milieu ambiant et de vivre en équilibre avec le milieu et soi-même. A long terme, la sophrologie est une rééquilibration générale de l'individu, qui entraîne un mieux-être à tous les niveaux. Pour les personnes du 3ème âge en particulier, la sophrologie peut intervenir dans leurs problèmes circulatoires et permettre d'éliminer certains troubles d'origine psychosomatique. Interviews et témoignages de médecins, psychiatres et adeptes de la sophrologie
En Belgique, 5 à 6.000 enfants sont victimes d'agressions sexuelles ou de violence chaque année. Ces sévices compromettent douloureusement le développement psycho-affectif des enfants qui, une fois adultes, reproduisent, dans 80% des cas, le comportement de leurs parents vis-à-vis de leurs propres enfants. Les parents maltraitants et leurs enfants doivent être suivis par des équipes pluridisciplinaires pour protéger l'enfant contre sa famille et pour soigner la souffrance des parents violents, incapables d'aimer. Les équipes soignantes plaident pour une dépénalisation de ces violences et une recherche des ressources positives de la famille. Avec le témoignage poignant d'une femme battue et abusée par son père entre 7 et 18 ans.
Psychiatrie, folie, maladie mentale, des mots qui font peur et que l'on préfère réserver aux autres. Des mots qui impliquent ou qui impliquaient souvent enfermement, asile. Beaucoup de choses ont évolué ces trente dernières années (anti-psychiatrie, neuroleptiques, réflexion psychanalytique...) pour qu'on puisse dire qu'il existe aujourd'hui de réelles alternatives à l'hospitalisation psychiatrique. L' émission propose de redéfinir la psychiatrie au départ de documents d'archives (1962, 1971, 1990, 1991) qui sont commentés par un psychiatre et un psychanalyste. Ces derniers insistent sur l'importance de rétablir la communication là où il n'y en a plus quand la personne est en souffrance et qu'elle ne peut plus trouver de soutien dans son environnement social. Leur but est de montrer que tout un chacun peut éprouver à un moment de sa vie des problèmes existentiels qui n'impliquent pas pour autant la folie et que des lieux existent où l'on peut trouver une aide (centre de santé mentale, placement familial, psychothérapie, ...).
En première partie , un entretien avec Jacques Salomé sur la communication intime : " Le jeu des désirs " (extrait de la série " Tendresses "). Le dossier principal de l'émission est consacré à l'éducation de l'enfant et à la relation qui se noue entre l'enfant et toutes personnes en contact avec lui, qu'elles soient gardiennes, puéricultrices, parents ou grands-parents. Des exemples de ces diverses relations sont extraits de documents d'archives. Ils sont commentés par une invitée, Anne Dethier, psychologue à l'université de Liège. Les extraits proposés sont : " A fond la caisse " (Strip-tease) et " Dialogues ", un document réalisé par Canal Emploi pour le compte de l'O.N.E.
Une approche de la musicothérapie. Interview de spécialistes qui depuis peu découvrent et appliquent un traitement musical à leurs patients : M.Dierkens, professeur de psychiatrie à l'Université de Bruxelles et de Mons ; M.Couvreur, kinésithérapeute ; Mme.Ypersiele, sociologue ; M.Gilson, psychologue, directeur d'un P.M.S. Rencontre avec des personnes qui ont suivi un traitement de musicothérapie : les patients expliquent que la musique diffère selon le problème à traiter.
Dès la petite enfance, on peut observer des différences d'intelligence entre les individus. Des différences qui aboutissent à classer les enfants, à les hiérarchiser. Et, surtout, qui leur donnent plus ou moins de chances dans leur réussite sociale et personnelle. Les psychologues ont essayé d'étudier la nature de l'intelligence et de la mesurer. Pour cela, ils ont élaboré le quotient intellectuel, le fameux Q.I. Quel est son usage ? Quelle est sa validité ? Au cours de l'émission, nous voyons comment ces tests, censés mesurer l'intelligence, mesurent en réalité l'adaptation de l'enfant ou de l'individu au système scolaire et à la société. Une discussion entre les différents invités, comme J.Voeneche, Belge qui travaille à l'Université de Genève et M.Schiff, un psychologue français du C.N.R.S., clôture cette émission.
Sorte de démence présénile, la maladie d'Alzheimer frappe généralement après 65 ans mais elle peut apparaître dés la quarantaine. Elle se caractérise par la perte progressive des fonctions intellectuelles ; la déchéance physique achève de réduire le malade à l'état végétatif : il ne peut plus se nourrir, ni contrôler ses réactions. Actuellement, la médecine reste impuissante dans le combat contre ce mal, la mort en est toujours l'aboutissement. Elle constitue la quatrième cause de décès des personnes du 3ème âge. Des témoignages de proches, doublés d'images dramatiques de personnes atteintes et complétés par les commentaires d'un neurologue, d'un psycho-gériatre et d'un biochimiste tentent de cerner cet univers dans lequel vivent quelque cent mille personnes en Belgique.
La mort, dans nos sociétés occidentales, est un sujet tabou. En Belgique, sont nées deux associations dont le but est d'aider les mourants : l'Association belge pour le droit de mourir dans la dignité et le Centre d'aide aux mourants. Des structures hospitalières qui accueillent et assistent ceux qui vont mourir se sont créées. Certaines associations vont même jusqu'à apporter à chacun de ceux qui le souhaitent une aide et des conseils très concrets dans le domaine de l'euthanasie et du suicide. Cette démarche soulève plus d'un problème moral : la médecine curative et le spectre de l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie et ses excès. Pour éclairer cet aspect délicat, un débat regroupe les personnalités suivantes : les professeurs Maurice Lamy (anesthésiologie), Yvon Kennis (cancérologie), Darius Razavi (médecine psychosomatique) et le père Patrick Verspieren s.j.