Un individu étrange marche sous la pluie, s'approche de la vitrine d'un restaurant où il aperçoit un piano, entre et commence à tenir un discours incohérent... David Helfgott est un pianiste prodige, né en Australie dans une famille juive, formé par un père exigeant qui a reporté sur lui toute sa frustration personnelle et l'a couvé au point de l'empêcher de partir suivre des cours aux États-Unis. David quitte finalement l'Australie pour Londres, banni par son père. Là-bas, sous la houlette de son professeur, son talent s'épanouit mais, lors d'un concert, David s'effondre. Électrochocs, séjours en hôpital psychiatrique,... jusqu'à ce qu'il soit redécouvert. Une histoire étonnante et vraie, un ton juste et sensible, un film qui raconte et qui touche sans justifier. Oscar pour Geoffrey Ruch.
Peu connue, mais très répandue, la maladie d'Alzheimer provoque la perte de contrôle progressive et irréversible des facultés mentales et physiques. S'appuyant sur de solides recherches, ce film de fiction rend compte des toutes premières étapes de l'évolution du mal et pose en corollaire la question suivante: quelle est la responsabilité de l'individu lorsqu'un de ses proches en arrive à perdre autonomie, dignité, intelligence, vie?
Tourné au service des urgences psychiatriques de l'Hôtel-Dieu à Paris, le film suit, par un dispositif rigoureux, les personnages du quotidien dans leurs demandes, leurs drames et leurs souffrances. Le cadre, le plus souvent fixe, et la distance affirmée permettent de saisir la relation patient-psychiatre avec la puissance et la densité du réel.
McMurphy, personnage turbulent et anarchique, essaie de soulever les patients d'un hôpital psychiatrique contre la tyrannie de la hiérarchie hospitalière. Au-delà du thème de l'enfermement et du traitement de la folie, le film dévoile une contradiction fondamentale de la société américaine: le rejet et la mise au pas de la sauvagerie et de l'instinct libertaire des origines de la nation US. C'est aussi une parabole de la rébellion contre tous les goulags.