Coffret de trois DVD (dont seuls deux interviennent dans le calcul du tarif de prêt) présentant une sélection de courts métrages - ainsi qu'un long métrage - de l'émission "Strip-Tease", produite par la RTBF.
Syd Barrett - Roger Keith Barrett, de son vrai nom - est né en janvier 1946 à Cambridge. Musicien et peintre, il fonde plusieurs groupes avec, entre autres, Rick Wright et Nick Mason avant de monter Pink Floyd en 1965 avec ces deux mêmes acolytes et Roger Waters. Guitariste et chanteur brillant et charismatique, il contribue à donner au groupe un son psychédélique particulier et écrit des chansons excentriques remarquables, telles que "Arnold Layne", "See Emily play" ou "Bike". En 1968, à cause de son instabilité, il sera mis à l'écart par les autres membres du groupe et remplacé par son ami d'enfance David Gilmour.
Ce double DVD envisage aussi bien les débuts de Pink Floyd avec Syd Barrett, que les deux albums solos de ce dernier après son éviction du groupe ("The Madcap Laughs" et "Barrett", tous deux en 1970) et la poursuite de l'histoire de Pink Floyd en son absence. DVD 1: "The Pink Floyd & Syd Barrett story": Le départ brutal en 1968 de Syd Barrett, membre fondateur du groupe Pink Floyd marqua la fin du premier chapitre de l'histoire du groupe...
DVD 2: Interviews de David Gilmour, Richard Wright, Nick Mason, Robyn Hitchcock - Reprises de morceaux de Syd Barrett par Graham Coxon (Blur) et Robyn Hitchcock - "Easter Egg of Abbey Road tour" - Biographies - Discographies...
Le parcours de Stanislas Tomkiewicz, médecin psychiatre atypique qui, depuis le ghetto de Varsovie en passant par le camp de Bergen-Belsen, deviendra un directeur de recherche de l’Inserm très engagé et passera sa vie à défendre les enfants maltraités, les adolescents délinquants, les polyhandicapés et tous les « damnés de la terre ». Un homme disparu en 2003, mais que l’on aimerait encore rencontrer au coin dans un amphi ou dans un café.
En 1977, les journaux intimes et les lettres d'une mystérieuse femme russe, Sabina Spielrein, furent découverts dans la cave de l'ancien Institut de psychologie de Genève. On trouve entre autres une riche correspondance avec deux des pionniers de la psychanalyse, Sigmund Freud et Carl Gustav Jung, dont elle fut la patiente, l'amie et l'amante, avant de devenir elle-même psychanalyste. Ces documents témoignent d'une quête permanente des mystère de l'âme humaine.
Mêlant archives, documents et reconstitutions, ce film retrace le parcours hors norme de cette femme, son importante contribution à la psychanalyse, et, au-delà de son parcours académique, le rôle qu'elle a joué dans les relations entre Freud et Jung.
Note: Le film a reçu le Prix Fipresci 2003 de la Critique internationale.
Bonus DVD: La vie de Sabina Spielrein - Symboles et influences - Entretien avec Menicha Spielrein - Entretien avec Margarita Khatyaturyants - Entretien avec Vladimir Ovtcharenko - Témoignage de la réalisatrice, Elisabeth Márton.
Un portrait de Marilyn Monroe totalement inattendu, dans sa relation avec le célèbre psychanalyste d'Hollywood, Ralph Greenson, tout au long des trois dernières années de sa vie.
Ils formèrent le couple le plus improbable: la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à aimer, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, comme un enfant en détresse.
Note: Le documentaire de Patrick Jeudy est adapté du livre de Michel Schneider, "Marilyn, dernières séances" paru aux éditions Grasset en août 2006 et récompensé par le prix Interallié.
Ce film n'est pas une évocation de la vie et de la carrière de Marily Monroe, mais raconte une période peu connue de sa vie: ses années à Ne York, son ambition de devenir une "vraie" actrice. Il porte égalemen un regard sur son image photographique, qui créa l'un des plus grand mythes de l'histoire du cinéma.
"Marilyn malgré elle" s'appuie sur des photos inédites que fit d'ell son ami Milton Greene lors de leurs nombreuses séances de travail. Ell se découvre alors bien différente de son image hollywoodienne.
Entre son divorce avec Joe di Maggio et son mariage avec Arthur Miller Marilyn va, avec l'aide de Greene, reprendre son destin en main. C'est cette tentative que racontent ces photos inédites et que retrace le film de Patrick Jeudy.
Complément DVD: Entretien avec Gérard Miller et Patrick Jeudy (14').
LES VOIX DE MA SOEUR Documentaire (49 min)
Réalisateur :
Philippin Cécile Pays :
France
- 2011
1er Prix au Xe festival internayional du film de Santé de Liège. Clé
d’Argent au Festival Ciné-vidéo-Psy de Lorquin 2012.
Prix GIE Grand Ouest Régie télévisions LMTV
« Les voix de ma sœur » est le portrait et le témoignage d'Irène, souffrant de schizophrénie depuis 20 ans. Il prend la forme d’un journal intime à plusieurs voix : - celle d'une patiente, décrivant avec lucidité sa pathologie, - celle de sa famille combattant la culpabilité et le déni, - celles de ses soignants de l'hôpital Saine Anne à Paris.
Sur les murs de Libreville au Gabon, il y a les écrits d'un personnage connu sous le pseudonyme du "Maréchalat du roi Dieu". André Ondo Mba de son vrai nom est un personnage particulier... Il souffre de schizophrénie paranoïde aigüe et est atteint de surdité. Au fil des années, il a développé un art graphique par l'écriture où il prêche les mythologies qui lui sont dictées depuis l'au-delà par son double immortel. Ses écrits font penser à l'écriture automatique des poètes surréalistes. Pour les médecins psychiatres il est considéré comme un cas, pour le commun des Librevillois qui ne le connaissent qu'à travers ses écrits c'est un poète, un philosophe, un mystique.
Compléments DVD: Entretien avec la réalisatrice (32') - Filmographie.
Pendant toute l'entre-deux-guerres, un homme, fascine l'opinion. Sa photo fait régulièrement la une des journaux. Il inspire des écrivains, des dramaturges et des cinéastes: Giraudoux, Drieu la Rochelle, Anouilh,... Son nom: Anthelme Mangin. Son surnom: "Le soldat inconnu vivant". Son histoire: celle d'un soldat qui en 1918 revient amnésique d'un camp de prisonniers en Allemagne. À peine son existence est-elle révélée qu'elle rencontre immédiatement la douleur des trois cent mille familles des disparus de la guerre qui n'arrivent pas à faire leur deuil. Par dizaines, des femmes, des mères, des pères, des frères, des soeurs, des enfants, vont le reconnaître comme étant des leurs. Au mépris de son physique, de son âge, de son éducation... C'est à coup de procès qu'une dizaine de familles va essayer d'obtenir sa reconnaissance. Seule la Deuxième Guerre mondiale viendra interrompre ces procédures. Baladé d'asile en asile pendant toutes ces années, c'est à Sainte-Anne, seul et abandonné de tous, qu'il s'éteindra en 1942. Mangin, au milieu des années folles, est une sorte de mort-vivant, un spectre qui hante les consciences. Sans jamais s'exprimer. Sans porter de jugement. Sans rien réclamer.
Il y a 90 ans (1911), E. Bleuler (1857-1939), un psychiatre suisse, invente le mot schizophrénie qui recouvre alors à peu près toute la pathologie mentale et prend en compte l’organisation de la vie psychique inconsciente. Aujourd’hui, où en est-on ? Plus qu’une réalité clinique, la schizophrénie semble aujourd’hui en France un objet théorique assez peu connu, une maladie dont la définition même semble poser problème. Même si les connaissances scientifiques et les traitements ont lentement évolués, ce mot est est utilisé indifféremment pour désigner un jeune adulte délirant et un malheureux "chronique" après 30 ans d’institution. Il faut ajouter que pour le moment la schizophrénie est une maladie dont on ne guérit pas. C’est un film sur la fragilité, la capacité à faire face à des événements qui déroutent, à des événements douloureux qui font exploser nos mécanismes de défense, sur l’échec qu’il faut accepter, la fin de notre toute puissance qu’il faut admettre. C’est un film sur la réalité. Celle qui attend les patients car, si la schizophrénie est une maladie qui s’exprime essentiellement par la rupture, une perte de contact vital avec la réalité et le lien social, si les patients ont du mal à percevoir cette réalité car elle est difficile, agressive, s’ils s’en détachent, s’en isolent, ils doivent l’affronter, essayer de s’y ancrer. Celle qui attend les familles car après le choc produit par l’entrée dans la maladie, il faut s’adapter à la nouvelle situation. Celle qui nous attend peut-être tous face à une vie à vivre
Collectionneur de musiciens maudits, d’assassins déraisonnables, de monstres de foire, de révolutionnaires paranoïaques, de pétomanes ou d’anachorètes suicidaires, un patient en institution psychiatrique présente une galerie de personnages historiques qui le hantent.
LA COULEUR QU'ON A DERRIÈRE LES YEUX Documentaire (18 min)
Réalisateur :
CARRIDROIT Céline Pays :
France
- 2006
Prix "Enfance et Jeunesse" au festival
Traces de Vie 2006 de Clermont-Ferrand.
Comment s'échappe-t-on du monde quand on a un esprit lourd à porter? Grégory Carras nous donne son point de vue sur ce genre de questions qu'un parcours atypique l'a amené à approfondir. "Le fait qu'il n'y ait rien, Ferré le disait, il n'y a plus rien, ce n'est ni une consolation, ni une chose douloureuse, pour moi ça est. Je suis là-dedans".
Aujourd'hui, Grégory assume sa maladie, la schizophrénie, après s'être reconstruit grâce à différents moyens d'expression. Un témoignage sans pesanteur, une belle rencontre que la réalisatrice nous livre au travers d'une vraie écriture cinématographique.
Note: Un court-métrage (18') réalisé dans le cadre du master de réalisation de documentaire de création de l'Université Stendhal 3 à Grenoble, le film a obtenu le Prix "Enfance et Jeunesse" au festival Traces de Vie 2006 de Clermont-Ferrand.
Pourquoi un homme tient-il debout ? Parce qu’il marche, aime, espère, écrit… Sinon, il tombe ! Patrice rêve d’une vie différente, rangée, avec un travail, une femme, des enfants. Cette vie, il la sait pourtant inaccessible, lui qui se reconnaît schizophrène chronique, stabilisé. Alors entre la folie qui l’éloigne de cette vie et la normalité qui l’attire tant, Patrice se déchire, depuis 30 ans. L’amour et la mort l’ont entrainé de la rue à l’asile, d’hébergements provisoires en institutions thérapeutiques. Une vie d’errance, avec comme boussole un hypothétique voyage au Brésil. Pourtant, il est debout. Emouvant dans la franchise et la confiance totale qu’il accorde. Un fou ? Non, un poète !
Récit d'expérience en même temps que documentaire d'accès à Nietzsche, ce film retrace un voyage sur les lieux mêmes (Sils Maria, Venise, Gênes, Nice, Turin,...) où, durant les dix années de son errance, Nietzsche a séjourné et rédigé ses ouvrages majeurs. L'oeuvre et la vie du philosophe sont ainsi évoquées du point de vue d'une expérience est une esquisse pour rendre compte de cette grammaire d'images fondamentale. Le langage des images mentales est toujours encore à restituer." Yann Kassile vécue.
"Ce que Nietzsche a parcouru, nous le parcourons. Notre tête n'éclatera pas. Nous avancerons comme il a avancé, en défrichant, en interrogeant, animés de pensées jamais calmées, inquiètes et joyeuses, foisonnantes et pures. Nietzsche n'indique pas le chemin, il indique la marche, qu'il faut marcher. En outre, L'expérience de Nietzsche est un film porté par un désir formel élémentaire: approcher la langue des représentations mentales qui nous sillonnent et nous constituent. Il
UN FILM SURPRENANT, OÙ LE TRAGIQUE CÔTOIE LE RISIBLE, DANS LEQUEL LE PERSONNAGE PRINCIPAL, ÉCOLOGISTE EXALTÉ, POURRAIT EN QUELQUE SORTE ÊTRE UNE VERSION DÉRISOIRE DE CERTAINES FIGURES MÉGALOMANES QUI PEUPLENT LES FILMS DE FICTION DE WERNER HERZOG, QUELQUE PART ENTRE FITZCARRALDO ET AGUIRRE...
Durant treize années, sans aucune arme, Timothy Treadwell a vécu au milieu des redoutables grizzlys sauvages d'Alaska. Lors de ces cinq dernières saisons, ce militant écologiste a tourné des images exceptionnelles de ces prédateurs, tout en se mettant lui-même en scène. En octobre 2003, on découvre que lui et sa compagne ont été dévorés... Werner Herzog explore le mystère de ce personnage controversé, saluant en Treadwell à la fois un cinéaste qui, parfois, réussit à capter des moments exceptionnels, des accidents de la vie sauvage, mais le désignant aussi comme un naïf croyant trouver dans la nature une harmonie perdue, alors que n'y règnent que le chaos, la mort et l'indifférence absolue.
Compléments DVD: La musique de "Grizzly Man": un documentaire sur la collaboration entre Werner Herzog et le compositeur Richard Thompson, avec les sessions en studio (54') - Filmographie animée de Werner Herzog.
Monika Treut est une réalisatrice allemande née à Mönchengladbach en 1954. Après des études de philologie et de sciences politiques, elle commence à tourner ses propres vidéos à la fin des années septante. Ses films "queer" abordent des sujets tabous liés à la sexualité tels que le sado-masochisme, le lesbianisme, la transsexualité... Elle a aussi travaillé au théâtre avec Werner Schroeter ou dans les sections de "Gender and women studies" d'universités américaines...
Pour ce "voyage dans le pays d'un autre Genre" (sous-titre de "Gendernauts"), elle parcourt San Francisco en compagnie de Sandy Stone (proclamée "déesse du cyber-espace") à la rencontre d'une série de "gendernautes": individus transgenres, cherchant leur propre identité quelque part entre les statuts bien codés et établis du féminin et du masculin - le cas échéant, en recourant aux hormones (testostérone) ou à la chirurgie plastique pour mieux faire correspondre leur corps et l'image qu'ils ont d'eux-mêmes. Parmi ces "nomades de la sexualité", la cinéaste - transgenre elle-même - filme et écoute le vidéaste Texas Tomboy, Jordy et Staffords de la boîte Club Confidential, Hida Viloria, une femme inter-sexe et deux femmes qui vivent avec des hommes transgenres: la sexologue-pornographe Annie Sprinkle et Tornado, ancienne modèle de la revue Hustler...
FLEURY MEROGIS est la plus grande prison de femmes d'Europe. Ce long métrage documentaire trace les portraits de sept femmes incarcérées, puis leur quête de vie et de liberté à leur sortie de prison, comme leurs problèmes de réinsertion. Identité et paroles...