Tout le monde a déjà entendu ou raconté des blagues sur les « fous». Voici une sélection de certaines de ces histoires mises en scène pour un bon moment de divertissement. Alors ? Prêts pour un fou-rire ?
Durant la guerre, plus de quarante-milles internés sont morts de faim dans les hôpitaux psychiatriques français. Un seul lieu échappe à cette hécatombe, l’asile d’un village isolé du centre de la France : Saint-Alban-sur-Limagnole. Que s’est-il passé, ici et nulle part ailleurs, qui ait fait exception ? La réponse se trouve peut-être dans ces quelques heures de films amateurs retrouvés par hasard et qui, surgissant du passé, viennent témoigner des mille et unes inventions quotidiennes d’un lieu de résistances. Un magnifique montage d’archives...
Gina, 15 ans, grandit dans une famille aimante en lisière de forêt. Elle admire son père Jimmy, imprévisible et fantasque dont elle est prête à pardonner tous les excès. Jusqu’au jour où la situation devient intenable : Jimmy bascule et le fragile équilibre familial est rompu. Dans l’incompréhension et la révolte, Gina s’allie avec un adolescent de son quartier pour sauver son père.
A Geel, près d’Anvers, sur 34000 habitants, il y a 550 "fous du village". C’est qu’une tradition séculaire veut que les paysans accueillent au sein de leur famille des patients psychiatriques. Ceux-ci n’y sont pas en vacances, mais en deviennent membres à part entière et participent à la vie de leur famille adoptive. Parfois durant des dizaines d’années. Arnout Hauben a suivi quatre de ces familles pendant quatre saisons, et filme "la vie comme elle va", sans pathos ni rebondissement spectaculaire : Robke et Eddie, les colombophiles (aussi nombreux dans cette région que dans le Hainaut des "Convoyeurs attendent), Léon, virtuose de la scie à bois, Klara, qui aime les escapades à la mer, et dont les parrains ne peuvent plus se passer. Geel est un documentaire produit pour la télé flamande, d’excellente facture, qui - pour une fois - prend la temps de nous raconter les petites choses de la vie, parfois amusantes, parfois un peu tristes, jour après jours, dans ce petit village finalement unique au monde.
Huit jeunes, patients dans un hôpital psychiatrique bruxellois, ont participé à toutes les démarches de création. Une chenille, deux singes, une colmobe, un rhino, un toucan et un papillon évoluent dans des décors champêtres et nous racontent une tranche de vie, nous livrent leurs attentes, leur recherche, leurs espoirs fous d’avenir, leur chemin accidenté, leur école buissonnière , leurs doutes, leurs questions, leurs amitiés...
William Z ferme le triangle issu d'un couple banal qui aime tant et si mal. William est fils unique, désiré, adoré. Mais, il n'a pas cherché à s'intégrer dans les rêves parentaux. Alors le triangle s'est brisé. Tout petit, il s'est laissé glisser le long d'un mur, s'est recroquevillé, refermé sur un étrange secret. Aujourd'hui, le père conduit son fils à l'hôpital, l'énième hôpital. Il sait déjà qu'il va falloir parler, raconter les pourquoi, les comment, dévoiler, se mettre à nu. Cela lui semble insupportable. Il en veut tellement à William pour cela et pour le reste. L'inattendu pour le père, c'est qu'il se retrouve en face d'une jeune femme, psychiatre, directrice de l'hôpital, et, l'étrange jeu des questions-réponses se transforme tout de suite en rapport de séduction, en rapport de force.
Ou le triomphe du capitalisme néolibéral. Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène, décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail.
Gérard arpente les trottoirs de La Louvière avec son micro pour recueillir des témoignages auprès des passants. Il va rapidement se rendre compte que les gens sont bourrés de préjugés quand on aborde les problématiques de santé mentale...
Présentation du groupe “ court-métrage ”. Dans le cadre de leur participation, les patients sont invités à créer un film en par-tant d’un thème choisi en concertation avec eux. La création est complète : du scénario aux décors. Ce sont également eux qui tiennent les différents rôles de l’histoire ainsi créée.
Après avoir réfléchi sur ce que c’était qu’un héros, nous nous sommes dit que si nous n’étions pas des superhéros, nous (ou nos proches) avons cependant posé des actes héroïques. Le film d’ani-mation reprend 4 scènes où les enfants racontent ces moments.
Sophie Muselle, psychologue et metteuse en scène revient dans cet entretien avec Jean Florence sur les grandes questions qui ont jalonné son parcours à la fois clinique et philosophique. Philosophe, psychanalyste, docteur en psychologie, professeur émérite et ancien directeur du Centre d’études théâtrales de Louvain-La-Neuve, Jean Florence est notamment connu pour son livre « Art et Thérapie. Une liaison dangereuse ? ». Outre les réflexions sur les liens entre art et thérapie, pratiques artistiques et institutions de soin, ce sont les questions essentielles du rapport à l’autre qui sont tout naturellement abordées.
Après un accident de la route le docteur Van Cut expérimente en première mondiale, le remplacement du cerveau par une machine. Comment cet homme nouveau arrivera-t-il à aimer, à manger ?
D’impros en discussions, nous avons choisi de parler de l’image de soi, des étiquettes, de la critique des autres... L’idée de la télé est apparue comme pouvant servir notre propos. La télé qui véhicule des images et des idées, qui amuse ou critique... La télé, reflet de notre société ou réalité virtuelle ? Nous avons ainsi écrit et réalisé nos propres publicités
Durant l’été 2018, la vidéaste Lou Colpé a proposé au Code un ate-lier spécifique basé sur la technique du Found storage, ou com-ment créer de petites vidéos au départ d’une banque d’images.Lors de ces quelques séances, 5 petits films ont ainsi été réalisés: 21 juillet 1969 Veni vidi vici, Bona ziwa Bukovin, Fait divers, Un bonjour de Lanzarote, Le paradis blanc..
Sur la cîme du plus haut SAULE de la vallée du Ruisseau du Moulin, un rêve devient enfin réalité. Les ailes de madGik08 lui poussent dans le dos à en avoir le vertige.
De la soupe primordiale au choc des cultures, l’humain cherche à se définir de bouts d’identité, de couleurs coups de poing, de liens à construire.... et si d’un là-bas nous venait la conjoncture d’un monde bigarré ?
Je n’ai pas choisi de tomber malade et me voilà à l’hôpital, souffrante, en proie à des démons. Il va me falloir du temps, et encore du temps pour apprivoiser tout ce petit monde. Un documentaire aux allures subjectives sur les moments passés dans cet hôtel, euh, cet hôpital !