UN JOUR OU L'AUTRE Documentaire (52 min)
Réalisateurs :
D. MORIAME
/
HOOGENBEMT Miel VAN Pays :
Belgique
- 1994
Mention spéciale au F.I.P.A 95 (Festival international des productions audiovisuelles)
Mention spéciale au Festival Psy d'Auxerre 95 (France).
La Docherie, un quartier pauvre de Charleroi, déserté sucessivement par les charbonnages, les usines, les commerces, les centres de rencontres... Seuls les habitants sont restés, attachés qu'ils sont à leur coin, le seul bien qui leur reste. La Docherie se meurt. Les Dochards attendent un avenir meilleur. Le film évoque les circonstances (accident, maladie, fermeture d'usine...) qui peuvent plonger, "un jour ou l'autre", tout un chacun dans la misère et l'exclusion. Quatre familles ont accepté de rompre le silence. Elles parlent de leur vie, racontent leur histoire, évoquent leurs espoirs, leur avenir et celui de leurs enfants. Loin d'être un cas à part, la Docherie est un exemple parmi tant d'autres de la progression de l'exclusion sociale.
Dans un petit village du Brabant wallon, un octogénaire, connu et respecté de tous, a abusé sexuellement de sa petite voisine de sept ans. Il était devenu une sorte de "papy" à qui les parents demandaient de garder leur fillette en toute confiance. La cour d'assises l'a condamné à quinze ans de réclusion. Début 96, les parents ont appris avec stupéfaction que le "vieux monsieur si gentil" a bénéficié d'une grâce royale et qu'il est libéré. Cette affaire dénote le malaise qui plane dans les cas d'abus sexuels d'enfants. Alors que le problème fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions, des questions continuent de se poser: comment préserver les jeunes victimes, comment sanctionner de tels délits et quelle prévention mettre en place?
UN TYPE QUI SE COGNE L'ORTEIL CONTRE UN MEUBLE OU DU NEZ DES PARTICULES (04 min)
Réalisateur :
Revers Pays :
Belgique
- 2024
Un micro a tourné parmi nous. Nous avons improvisé la musique, fait tourner des boucles et les mots sont arrivés très vite. Puis des images qu’on a filmées, des dessins qu’on a fait bouger. Des nappes de guitares, un éternuement, des boules de chiclettes dans des casseroles et des chants liturgiques. Un type qui se cogne l’orteil contre un meuble ou du nez des particules, on n’a pas su trancher sur le titre.
De la préparation aux compétitions, l'émission a suivi des athlètes avec un handicap mental aux "Special Olympics" à Bruxelles. Des jeux olympiques où les médailles remises aux compétiteurs récompensent non seulement les sportifs mais tous ceux, parents, entraîneurs et éducateurs qui soutiennent tous les jours de l'année Valérie, Mimi et tous les autres.
Animatrice au Club Antonin Artaud, un centre de jour pour malades mentaux, Mara y rencontre à la fin des années septante, Victor, en pleine tentative de réinsertion sociale. Catalogué « débile, psychotique, éthylique » par le corps médical, Victor apparaît très vite « irrécupérable ». Mara prend alors conscience des limites de son approche thérapeutique et propose à Victor de dessiner ce qui lui passe par la tête. Le film se construit autour de cette expérience, parcours de Victor, apparition de ses dessins mais aussi récit d’une rencontre, d’une amitié qui verra Mara puis Victor quitter le Club Antonin Artaud à la recherche de plus d’indépendance. Mara veut son film comme un espace critique où elle refuse et la relation normative « patient-soignant » et l’objectivité documentaire du portrait d’artiste que sa démarche cinématographique rejoint le geste créateur de Victor. Cinéma radicalement subjectif, Victor Cordier est un « je » à deux voix qui s’appellent et se répondent.
Conçu pour répondre aux préoccupations de l'entourage de la personne âgée, ce document va à la rencontre des aînés et de leur famille en Belgique, en France, en Angleterre et au Grand-Duché du Luxembourg afin de susciter la réflexion face aux choix parfois difficiles à faire quand on prend de l'âge: vieillir chez soi ou ailleurs? Des hommes et des femmes de tout âge témoignent de leur expérience et des professionnels font part de leurs conseils. Un reportage très complet qui propose une image positive du mot "vieillir" et qui montre des solutions parfois surprenantes. Note: une brochure réalisée par la Fondation Roi Baudouin complète ce programme et approfondit les points suivants: vivre à domicile en étant valide ou moins valide, la perte d'autonomie progressive, les services et aménagements à domicile, les conditions de vie et d'entrée en maison de repos, les alternatives...
C'est la longitivité, donc l'espérance de vie qui représente l'un des phénomènes les plus marquant de notre époque actuelle. Le film analyse les problèmes liés au vieillissement cérébral, qu'il soit normal ou pathologique et fait le point sur ce fait de société.
François Pirotte a accompagné et filmé un groupe de neuf adolescents psychotiques pour la première fois en camp de vacances extérieur à l'Institut "La Porte ouverte" de Blicquy, centre de rééducation psycho-sociale. Grand bain de folie ludique, ce film constitue également un document sur la possibilité d'intégration thérapeutique d'un dispositif audio-visuel à la clinique de la psychose; où l'on parle et agit autrement, où chacun trouve son rythme, où le cinéma, la musique et la photographie sont mis au service d'un traitement de l'image de soi, de l'imaginaire, du symbolique... et du réel.
Admises ou du moins tolérées jusqu'à une époque pas si ancienne, les violences conjugales sont aujourd'hui condamnées par la morale et par le droit mais elles persistent cachées. Des enquêtes en Belgique et en France ont montré qu'elles concernent une femme sur dix. Ces violences sont physiques et sexuelles mais surtout psychologiques. Briser le silence est impératif pour les victimes. La société, elle, doit pouvoir les accueillir, les aider. Elle doit juger les coupables. Mais, surtout prévenir... Exemples d'initiatives en matière d'aide aux victimes avec l'association Solidarité Femmes, le Refuge pour femmes battues et le Théâtre des rues à La Louvière; ainsi qu'au travers des consultations du Centre de prévention des violences conjugales à Bruxelles et de Praxis à Liège qui s'occupe des auteurs de violence.
Cindy est autorisée à quitter le Mental Ostopital pour passer un weekend chez elle avec son mari. Mais ses hallucinations persistent : «ils» trainent toujours dans l’appartement et l’espionnent.
William Z ferme le triangle issu d'un couple banal qui aime tant et si mal. William est fils unique, désiré, adoré. Mais, il n'a pas cherché à s'intégrer dans les rêves parentaux. Alors le triangle s'est brisé. Tout petit, il s'est laissé glisser le long d'un mur, s'est recroquevillé, refermé sur un étrange secret. Aujourd'hui, le père conduit son fils à l'hôpital, l'énième hôpital. Il sait déjà qu'il va falloir parler, raconter les pourquoi, les comment, dévoiler, se mettre à nu. Cela lui semble insupportable. Il en veut tellement à William pour cela et pour le reste. L'inattendu pour le père, c'est qu'il se retrouve en face d'une jeune femme, psychiatre, directrice de l'hôpital, et, l'étrange jeu des questions-réponses se transforme tout de suite en rapport de séduction, en rapport de force.
À travers la rencontre de parents et d'enfants, depuis la naissance jusqu'au début de l'adolescence, une réflexion sur le développement de l'identité sexuelle et de la sexualité infantile qui met l'accent sur le vécu de l'enfant. Bien avant que l'enfant ait réellement conscience d'appartenir à un sexe, ses partenaires adultes lui reconnaissent une identité sexuée. En fonction de cette reconnaissance et de l'écho que cela produit en eux, ils vont adopter certaines attitudes à son égard et en réprimer d'autres. Toutes ces attitudes, réactions et comportements de l'entourage ont une importance fondamentale dans la structuration de l'identité sexuelle du jeune enfant. L'interview d'une adulte met en évidence les manquements que certains enfants sont amenés à vivre ainsi que les répercussions dans leur vie affective.
A partir de l’histoire autobiographique du cinéaste, ZAAD évoque le regard que porte la société sur la maniaco-dépression. Lorsque son père décède, Dries commence à fouiller dans son passé. Mais plus il en découvre, moins il peut éviter la crainte croissante que la maladie psychiatrique paternelle ne soit héréditaire. Le germe est-t-il en lui ? Chez ses enfants ? A travers les archives de familles, des échanges avec un psychiatre et sa vie de père au foyer, Dries cherche une issue à cette possible fatalité génétique.