Avec tact et émotion, la réalisatrice a filmé la progression des symptômes de la maladie d'Alzheimer chez sa mère et l'évolution de leur relation. Son premier désir de guérir l'inguérissable, d'agir sur les pertes de mémoire, la confusion de l'esprit et les obsessions de sa mère, fait petit-à-petit place à l'acceptation de la maladie et à la recherche d'une nouvelle relation, plus apaisée,... Un reportage hors du commun qui touchera tous ceux qui vivent le même drame et les mêmes difficultés face à une maladie en constante augmentation en Belgique
Film d’animation réalisé par Aline Moens dans le cadre d’un groupe de parole, Ma Peau Aime est un vibrant «documentaire imaginaire» sur la vie affective et sexuelle de personnes en situation d’handicap mental.
Psychanalyste française, Marie Balmary a étudié l'hébreu et le grec pour pouvoir lire les Saintes Ecritures dans le texte. Sa recherche singulière lui a inspiré plusieurs ouvrages où elle expose une lecture de la Bible à la lumière du testament de Freud ("Le Sacrifice interdit", "La Divine Origine", "Abel ou la travers‚e de l'Eden", Editions Grasset). Dans son livre "L'Homme aux statues" (1979), jugé hérétique par les freudiens orthodoxes, Marie Balmary s'attaque au dogme fondamental de la psychanalyse, le fameux "complexe d'Oedipe".
Marshall Rosenberg, psychologue clinicien américain, est le fondateur de la Communication Non Violente (C.N.V.) qui est un processus favorisant le développement de l'écoute de soi et de l'autre. Fils d'émigrants juifs ayant grandi dans un quartier turbulent et antisémite de Detroit aux Etats-Unis, Marshall Rosenberg s'est intéressé très tôt à la résolution des conflits et à de nouvelles formes de communication, alternative pacifique à la violence croissante dont il était témoin. Pour répondre à l'intérêt accru pour la C.N.V., il a fondé en 1984 le Centre pour la Communication NonViolente. Le C.N.C.V. compte plus d'une centaine de formateurs certifiés qui enseignent ce processus de par le monde.
La ménopause constitue souvent une étape difficile pour les femmes. L'équilibre hormonal se transforme et cette modification implique une adaptation sur le plan psychologique. De quelles prises en charge les femmes peuvent-elles bénificier ? Les hommes sont-ils confrontés au même phénomène avec l'andropause ?
D’une grande pudeur, ce documentaire livre un récit bouleversant de l’engrenage des infanticides. Ceux-ci, selon un rapport ministériel, tueraient un enfant tous les dix jours en France. Qu’importe l’âge ou le milieu social, les récurrences surprennent lorsqu’il s’agit de comprendre les motifs des infanticides commis par des mères pourtant aimantes et fusionnelles, bien loin des monstres imaginés. Viol, inceste ou violences conjugales émergent dès lors que les parcours de vie se révèlent. Rattrapées par leur souffrance, ces femmes perdent peu à peu pied, finissant par planifier le passage à l’acte.
Le Docteur Daniel Lengelé participa en tant que jeune psychiatre à la création du Secteur d’Anderlecht en 1961, puis à la fondation du premier foyer de postcure qui allait donner naissance à l’asbl l’Équipe. Par la suite il collabora à la fondation et l’installation de La Gerbe. Avec le docteur Philippe Hennaux, il revient sur ces moments féconds de la psychiatrie extra hospitalière.
Quand deux frères partent ensemble, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Quand un des deux frères a un méchant penchant pour l’alcool, ça vire plutôt vers le pire, et quand ce dernier devient agressif, il n’y a même plus de meilleur. Seulement, c’est son frère, et ça, même s’il ne l’a pas choisi, il ne l’oubliera jamais. Comment aider un frère qui ne veut rien entendre, qui n’écoute pas, qui pense juste à sa gnôle et à rien d’autre ? Et si, pour une fois, le vilain petit canard avait raison… Frères dans la vie et dans ce court métrage, Pierre et Jean Lagnay interprètent un duo parfait de deux stéréotypes qui s’entrechoquent. L’ange « contre » le démon, le sage contre le fêtard, celui qui étudie contre celui qui boit et drague les minettes. N’empêche qu’ils sont frères et qu’en voulant faire du bien, l’ange risque de changer son statut contre celui de démon, l’espace d’un court instant, certes, mais d’un instant décisif.
Une réappropriation du thèmedu Minotaure. Amené à sortir de son antre, le «Minotaure» est tiraillé entre qui il croit être et ce qui lui est adressé. Homme, chef, bête ou monstre? Répondre à l’énigme est sa porte de sortie...
Hiver 2012. Répondant au SOS de sa collègue Mitra Kadivar, le psychanalyste Jacques-Alain Miller tente par échanges de mails de la libérer d’un hôpital psychiatrique à Téhéran où elle a été internée à la suite d’un complot de ses voisins.
Eté 2016. Une équipe artistique se met au travail pour donner corps et voix à l’histoire tragique de Mitra, à travers la création d’un opéra auquel participent des résidents d’un centre psychiatrique à Aix-en-Provence.
Le film rend compte de ce processus de création, où l’on accède à l’inaudible et à l’invisible de la souffrance psychique, où l’opéra se fait l’écho de la résistance et de la solidarité mises en œuvre pour libérer Mitra.
Ainsi se tissent des liens entre des mondes qui ne se seraient probablement jamais rencontre?s sans le cinéma : le monde de Mitra en Iran, celui des mails échangés avec Miller, celui des artistes en répétition, celui des résidents en psychiatrie. Autant de rencontres transformatrices qui amplifient par la musique et le chant la portée de l’histoire singulière d’une femme accusée de folie.
Ce film pose le problème du droit à la mort dans la dignité, mais parle surtout de vie, de responsabilité et de courage : le courage de faire des choix conscients. Sous la forme d'un documentaire-fiction, l'auteur raconte la mort de son frère, de son père et de sa mère, expériences dramatiques où le hasard et les actes des témoins jouent tour à tour des rôles déterminants. Sans discours moralisateur, Frans Buyens affirme que faire le choix de sa mort, c'est non seulement abréger ses propres souffrances et celles de son entourage, mais c'est aussi transmettre la volonté de vivre.
Tout d'abord il y a eu une rencontre teintée de timidité et de curiosité. Puis Fred m'a parlé de sa relation avec les arbres. Il leur parle, se confie à eux. Un dispositif s'est mis en place naturellement. Fred a peint des personnages sur les vitres du Centre Sésame et sur un miroir posé au sol dans le jardin du Centre. Par cet effet de surimpression, l'arrière-plan permettait de retrouver les arbres dans la forme des personnages allongés. La parole en revanche a mis du temps à se délier. J'ai confié à plusieurs reprises l'enregistreur audio à Fred qui, seul, s'est livré à des improvisations vocales hautes en couleurs ! Une relation de confiance s'est établie avec Fred durant les cinq mois de rencontres. Le film Mon copain, les arbres, est un témoignage du lyrisme vocal et pictural auquel Frédéric s'est prêté.