IL FAUT PARLER... SAVOIR Reportage (16 min)
Réalisateurs :
Alain CASANOVA
/
Monique SALADIN Pays :
France
- 1994
Prix de l'Education pour la Santé au Festival International du film Médical et de Santé, Mauriac, 1995
Nominé au 2ème Festival International du film médical et de santé de Liège 1996
Lorsqu'un de ses proches parent, frère, sœur, grand-parents etc., est gravement malade et soigné pour un cancer, le plus souvent, l'enfant est tenu à l'écart. Du diagnostic, de la maladie, de sa gravité, des traitements et de leurs conséquences, rien ne lui est dit. La maladie n'est pas nommée. "Si le père ou la mère est malade, il faut qu'il le dise", "Il faut parler...savoir...", "C'est pas parce qu'on joue qu'on n'est pas triste..." Voilà pourtant ce que pensent les enfants... Et si nous les écoutions nous dire ce qu'ils savent et expriment dans ces moments là ! peut-être alors pourrions-nous leur apporter quelques explications, quelques éléments de réponses à leur question sur le cancer. Ce film à regarder ensemble voudrait ouvrir le dialogue entre parents-enfants, soignants-enfants, qu'ils trouvent un espace de parole où les mots puissent se dire dans un temps pour les dire...
Ce film évoque la prise en charge au sein d'un Service d'Education et de Soins Spécialisés à Domicile des enfants handicapés moteur, avec ou sans troubles associés. Il nous montre les différents éducateurs spécialisés et rééducateurs travaillant dans les multiples lieux de vie de l'enfant. Des parents et des professionnels expliquent et analysent leur vécu, leur travail avec les avantages et les contraintes que représente ce mode d'intervention. Ce film s'adresse à tous, enfants, parents, professionnels, organismes de tutelle, Caisse d'assurance maladie... Un bon support pour progresser dans le débat des différents modes de prises en charge d'un enfant handicapé et sa famille.
Redémarrer dans la vie, retrouver un emploi après vécu des événements difficiles : décrocahge scolaire, exil, handicap,... C'est possible, six personnages en témoignent.
Magazine complet traitant des sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine.
Le film explique les efforts de transformations d'un asile psychiatrique dans l'île de Leros et présente les différentes étapes de ces transformations dont l'émergence d'une maison communautaire qui héberge 11 personnes à Athènes.
"La chair de poule " : Robert et Suzanne ont près de 70 ans. Couple sans enfant et sans histoires, ils jouent -mais jouent-ils ?- à s'inventer des frayeurs. La peur du voleur et de l'agression leur coûte cher : portes blindées, volets spéciaux, armes en tous genres. Jusqu'à présent, ils n'ont eu à se défendre que des mouettes et des fourmis.(A.Francois). 2. " Kili Watch " (Les Cousins vingt ans après) : vous souvenez-vous de " Kili Watch " qui fit twister toute la Belgique dans les années 60 ? Vingt-cinq ans plus tard, " Les Cousins " remettent ça. Nostalgie, nostalgie ...(M.Stameschkine). 3. " Regards noirs " : Stanislas est arrivé il y a un an de son Afrique natale. Risquant la mort dans son pays, c'est un vrai réfugié qui découvre l'Europe et la Belgique avec un œil vierge et un esprit vif. Mais pourquoi donc, dans un pays civilisé, doit-on payer pour faire pipi ?(J.Libon " M.Lamensch). 4. " P... et peintre " : Elle travaille, comme tant d'autres, en vitrine et en chambre à Schaerbeek. Mais faire le plus vieux métier du monde n'est qu'un moyen pour pouvoir assouvir sa passion : la peinture. Dolly joue sur tous les tableaux et vous en fait voir de toutes les couleurs.(M.Bonmariage).
Ils sont adultes aujourd'hui mais n'ont pas oublié l'expérience de la "classe divisée" vécue quand ils avaient 10 ans. C'était en 1968, Martin Luther King venait d'être assassiné. Comment expliquer aux élèves les raisons de ce crime insensé, comment leur faire comprendre ce que sont le racisme, la discrimination? Dans l'Etat de l'Iowa, aux Etats-Unis, une maîtresse décide de donner une leçon de choses inhabituelle. Arbitrairement, elle décrète que les enfants aux yeux bleus sont meilleurs que les autres et bénéficieront d'une série d'avantages. Les enfants aux yeux bruns se voient imposer une série d'interdits. Très vite, les "yeux bleux" s'installent dans leur situation privilégiée, cessent toute relation avec les "yeux bruns", vont jusqu'à instaurer des brimades. Le lendemain d'une bagarre entre "yeux bleus" et "yeux bruns", l'institutrice inverse les rôles: les "yeux bruns" deviennent les meilleurs. Immédiatement, et ce n'est pas le moindre des aspects troublants de l'expérience, les résultats scolaires des "yeux bruns" s'améliorent ...
Dans le cadre de la formation continue à l'hôpital Esquirol, ce document a été réalisé par un groupe d'infirmiers et de cadres infirmiers en santé mentale. Ce film est une étape dans un dispositif de recherche autour de l'accueil et de la crise. Une enquête, réalisée lors d'un travail précédent auprès de la population, a mis en évidence les difficultés de répondre à l'urgence et à la demande d'intervention au domicile. Notre intention n'est pas d'harmoniser les réponses à apporter mais, au travers d'un aperçu des différentes pratiques et de leurs fondements, d'amener à une réflexion commune.
L'adoption, un engagement profond face à l'enfant démuni, marqué par son destin, celui de l'abandon. La parole est donnée à ceux et celles qui vivent ce sentiment d'abandon, cette quête d'identité quand l'enfant abandonné devient un enfant adopté. Le film ne propose aucune réponse. Il va à l'essentiel du questionnement sur le sens profond de l'existence, sur le sens de l'engagement d'un être face à un autre. Le document s'adresse, avec émotion et sans apitoiement, à tous ceux qui sont attentifs aux relations familiales. Il alterne des interviews de parents adoptifs et d'enfants adoptés qui témoignent de leur expérience. Ces témoignages mettent en évidence de manière concrète, accessible et sensible, le rôle de la mère et du père.
Stéphane (15 ans) rencontre Mathilde (14 ans). Chacun à sa manière vit l'expérience de la famille composite, issue de la vague des couples divorcés et séparés. Casse-tête pour les sociologues, démographes et notaires de l'an 2000, ces familles-puzzle où presque personne ne porte le même nom présentent parfois une originalité: l'entente entre les parents géniteurs. Les parents, au nom des enfants, décident de construire plutôt que de détruire, d'inventer de nouveaux codes, de nouveaux repères et d'autres rites familiaux dans lesquels tout le monde essaye de s'y retrouver. Ils tentent de dépasser les sentiments d'échec et de jalousie.
La fécondation artificielle est entourée de beaucoup de questions, de craintes, de fantasmes, souvent à cause d'une mauvaise information. Elle est aujourd'hui couramment utilisée pour résoudre certains problèmes de stérilité. Les deux méthodes de base sont l'insémination artificielle par donneur (IAD) et la fécondation in vitro (FIV). Le réalisateur a rencontré des spécialistes mais aussi des couples qui ont eu recours à ces méthodes. Les étapes de la technique, les difficultés rencontrées, les problèmes relatifs aux échecs des méthodes, les craintes quant aux réactions de l'entourage... Tour d'horizon d'une technique que l'on croit parfois appartenir au futur mais qui est dé‚jà tout à fait d'actualité.
Après une hospitalisation de plus d'un an en hôpital psychiatrique, Christian est parti avec un groupe de cet hôpital pour un séjour thérapeutique au Mali. Cette expérience l'aide à comprendre qu'en tant que malade mental, sa place n'est pas celle d'un exclu.
Une mère nous parle de son enfant autiste, de sa souffrance, de son combat quotidien et dans le même temps de la force et de l'espérance qu'elle y trouve. Ce film est d'abord ce témoignage. Mais sur sa fin, il est aussi celui de la rencontre de deux paroles qui se croisent, se contredisent, se complètent pour que prenne sa place un enfant privé de parole : Nicolas.
En France, deux millions de femmes, au moins, subissent des violences dans leur couple... Violences qui, souvent, se transmettent de génération en génération. Ce déni de justice, le plus souvent impuni, bafoue le Droit, sans que policiers, juges, médecins, intervenants puissent efficacement protéger les victimes. Parce que beaucoup de ces femmes sont asservies, apeurées, démunies, enfermées derrière les barrières sacrées de la vie privée. La douleur de ces victimes ne nous appartient pas. Ce film ne montre pas de témoignages de femmes battues. C'est un reportage, un questionnement auprès de ceux qui interviennent dans ce monde caché, tabou. C'est une reconstruction, une évocation de violences, de crimes qui se passent à notre porte, sur l'amour qui étrangle, l'amour en miettes.
Ange Casanova est hospitalisé au Centre hospitalier de Pierrefeu-du-Var depuis l'âge de vingt ans. Il a découvert la peinture à l'atelier d'art, espace de liberté et de création ouvert à tous les patients. Ange Casanova expose en France et à l'étranger. Il a aujourd'hui 61 ans. Il a accepté, pour la caméra, de réaliser son autoportrait.
Film en deux parties traitant du problème de l'insertion des handicapés mentaux, adultes, graves, en milieu ordinaire de travail à Gênes. La première partie, française, évoque à travers des exemples, la philosophie qui sous-tend le défi que représente l'insertion de plus de 35O handicapés mentaux depuis 1O ans. La deuxième partie, italienne, tente d'évoquer, à travers le jeu d'un comédien et de textes de Samuel Beckett, l'univers mental de personnes handicapées insérées...
Ce film propose un axe de recherche sur l'approche thérapeutique des enfants autistes et psychotiques. L'hôpital de jour " Pom Liann " de Fort-De-France vous fait part de l'état de ses investigations sur les enveloppements thérapeutiques d'enfants, et ouvre des voies sur une recherche interculturelle qui enrichit l'approche psychanalytique.
Aux Etats-Unis, plus de trois millions et demi d'enfants jugés trop agités sont placés sous amphétamines. Ils sont atteints d'un syndrome baptisé ADD : " Attention Deficit Disorder". Une " maladie " dont personne n'avait entendu parler voilà une quinzaine d'année et qui apparaît aujourd'hui comme le premier problème de santé mentale chez les enfants américains. Véritable phénomène médical, social et médiatique, l'ADD est devenu une obsession outre-Atlantique et génère un fructueux marché.
Dépression, névrose, alcoolisme, violence... Chaque année, près de 45.000 personnes ont recours à la psychiatrie. Afin d'éviter la dépendance et la solitude inhérentes à l'internement psychiatrique, différentes structures alternatives proposent d'autres solutions que la camisole chimique. Réintégration dans la ville, placement familial, solidarité des particuliers...autant de formules souples qui préservent l'autonomie du malade et qui permettent la réadaptation à la vie sociale. Des responsables de l'encadrement des malades placés expliquent les avantages de ces formules et des personnes ayant un lourd passé psychiatrique apportent les témoignages de leur réinsertion. Leur équilibre mental demeure fragile et l'aide des neuroleptiques est souvent indispensable, mais aujourd'hui, elles ont un foyer et elles ont réappris à se prendre en charge.