Une psychanalyste, auteur d'un best-seller sur les maladies nerveuses, s'intéresse au cas d'un de ses patients qui menace de se suicider si elle ne l'aide pas à honorer une dette de jeu auprès d'un certain Mike. La jeune femme se rend le soir même à la maison de jeux afin d'essayer de faire patienter le créancier ou d'annuler la dette du joueur déprimé. Mais Mike est un séducteur, et bientôt Margaret succombe au désir de la manipulation des cartes. Mike est un escroc qui joue à tous les jeux, même à celui de l'amour... Une comédie de moeurs qui tourne irréversiblement à la tragédie. Des dialogues brillants et un scénario bien agencé, dont les rebondissements ne renient pas une rigoureuse logique interne.
Lumet adapte à l'écran une pièce du dramaturge Peter Shaffer qui traite de l'affrontement entre un psychiatre déséquilibré et un de ses malades. De ce conflit en champ/contrechamp surgit l'évidence d'une lutte pour une meilleure connaissance de soi face à un univers hostile.
Contrainte par ses parents, une jeune fille subit un traitement psychiatrique qui la plongera dans la schizophrénie. Très influencé par les travaux de l'antipsychiatrie, le film de Loach traite essentiellement des méfaits de la répression familiale et médicale, et de leurs conséquences sur la personnalité. Note: il existe un documentaire sur Ken Loach (réalisé par Karim Dridi) dans la série "Cinéma de notre temps", qui porte la référence TD1583.
Evocation d'un univers fantasmatique féminin, constitué des représentations qui s'articulent autour d'un fantasme. A travers une fiction, le film met en scène des productions de l'inconscient, telles que actes manqués, jeux de mots, rêves, fantasmes. Il a pour but de susciter une réflexion sur le problème de la sexualité féminine.
Beatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d'amitié. Une après-midi, elles décident de s'enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu'est le monde des gens « sains ».
L'histoire se déroule dans les années 1930, dans le Cirque Tetrallini en tournée à travers l'Europe. Hans, une personne atteinte de nanisme (dit « lilliputien »), illusionniste, fiancé à l'écuyère Frieda, une naine elle aussi, tombe amoureux de la grande et belle Cléopâtre, la trapéziste. Au départ, celle-ci, amusée, se moque doucement de lui, acceptant ses avances et surtout ses cadeaux, sous l’œil jaloux et impuissant de Frieda. De son côté, Cléopâtre cultive en secret sa relation avec le beau et fort Hercule, le Monsieur muscle du cirque. Ainsi lorsqu'ils apprennent que Hans a hérité d'une fortune, ce qui n'était qu'un jeu se transforme en plan machiavélique.
Agnès et ses parents sont venus s'installer à Amal, petite ville du sud de la Suède. Agnès est mal dans sa peau et ne parvient pas à s'intégrer à l'école. De ses camarades, seule Elin l'attire mais tout le monde recherche son amitié. Pourtant, Elin n'a pas la vie facile entre un père abandonneur et une mère avec qui elle a peu de contacts. Après des débuts difficiles, c'est une relation amoureuse qui se noue entre les deux adolescentes, ce qui va évidemment soulever la désapprobation générale...
FUTUR ANTÉRIEUR Fiction (24 min)
Réalisateur :
Philippe Coen Pays :
France
- 1988
Clé d’or - Lorquin 1988
Karl est étudiant, il attend les résultats d’un concours. Nicolas entraine Karl dans une spirale d’angoisse. Ce dernier projette alors en lui une vie imaginaire.
Marlène est une jeune mère fantasque, venant d'un milieu prolétaire, sans emploi et qui a été quitté par son mari. Elle passe ses journées à regarder les émissions de télé-réalité et à se saouler. Son seul bonheur et sa fierté, c'est Elli, sa petite fille de 8 ans que Marlène surnomme affectueusement "Gueule d'ange". Mais pour la jeune fille, "gérer" sa mère et son alcoolisme est un combat quotidien, ce qui lui fait atteindre une maturité précoce ...
Elwood est un gentil jeune homme qui embarrasse son entourage : il a un ami imaginaire, un lapin géant se prénommant Harvey. On décide de l'emmener dans un hôpital psychiatrique, mais Harvey est-il vraiment imaginaire ? Sous ses allures inoffensives, le film nous livre de beaux moments de comédie tout en pointant les jugements que nous sommes prompts à formuler sur l'apparente (a)normalité.
Emma et Simon vivent ensemble. Emma est enceinte quand elle apprend qu'elle a un cancer du sein. Elle refuse d'avorter et décide de se battre pour garder l'enfant. Une histoire difficile et poignante traitée avec humour et sans fard.
Henri, la cinquantaine, d’origine italienne, tient avec sa femme Rita un petit restaurant près de Charleroi, "La Cantina". Une fois les clients partis, Henri retrouve ses copains, Bibi et René, des piliers de comptoirs ; ensemble ils tuent le temps devant quelques bières en partageant leur passion commune, les pigeons voyageurs. Rita meurt subitement, laissant Henri désemparé. Leur fille Laetitia propose alors à Henri de se faire aider au restaurant par un "papillon blanc", comme on appelle les résidents d’un foyer d’handicapés mentaux proche de "La Cantina". Rosette est de ceux-là. Elle est joyeuse, bienveillante et ne voit pas le mal. Son handicap est léger, elle est simplement un peu "décalée". Elle rêve d’amour, de sexualité et de normalité. Avec l’arrivée de Rosette, une nouvelle vie s’organise.
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…
HISTOIRE DE PAUL Fiction (1h15)
Réalisateur :
René FERET Pays :
France
- 1975
Prix Jean Vigo 1975
Histoire de Paul a pour sujet l’arrivée d’un jeune homme dans un hôpital psychiatrique, à la suite d’une tentative de suicide dont nous ne connaissons pas les causes. Car Histoire de Paul ne raconte pas le processus qui entraîne l’internement dans un asile, il se place d’emblée à l’intérieur des murs. Par l’intermédiaire de Paul, nous sommes invités à pénétrer dans un asile et à en connaître les lois et les mécanismes. Nous subirons avec Paul le méfiance des autres fous, les décisions des médecins et, à travers quelques péripéties, nous assisterons à son intégration dans l’institution. Le film se base sur le déroulement systématique du quotidien à travers les yeux des fous, du point de vue de leur groupe dans l’institution; c’est à travers leur regard que nous voyons les médecins, la psychologue, les infirmiers; et l’implacable absurdité du système des trois groupes humains condamnés à ne jamais se rencontrer: les médecins, les infirmiers et les malades. Histoire de Paul ou comment Paul est condamné à ne plus jamais avoir d’histoire.
HOULE SENTIMENTALE Fiction (19 min)
Réalisateur :
Boccara Tom Pays :
Belgique
- 2013
Festival Tous Courts - Aix-en-Provence International Film Festival (Aix-en-Provence)
Jude est Américain, Mina Italienne. Ils se rencontrent à New York, tombent fous amoureux et se marient. Lorsque Mina tombe enceinte, une nouvelle vie s'offre à eux. Mais l'arrivée du bébé bouleverse leur relation. Mina, persuadée que son enfant est unique, le protège de façon obsessionnelle du monde extérieur. Jude, par amour, respecte sa position jusqu'à ce qu'il comprenne que Mina commence à perdre contact avec la réalité...
Trois ermites aînés, Charlie (Gilbert Sicotte), Tom (Rémy Girard) et Boychuck (Kenneth Welsh), vivent dans la forêt de l'Abitibi, isolés du reste du monde. Leur quiétude prendra cependant fin.
D’abord, Boychuck, peintre à ses heures, trouve la mort. Ensuite, les deux ermites survivants voient arriver une jeune femme (Ève Landry), en reportage dans la région, au sujet d’un incendie de forêt ayant fait rage longtemps auparavant, et qui cherche Boychuck pour obtenir son témoignage à ce propos. À défaut de le rencontrer, elle trouvera dans son atelier des dizaines de tableaux faisant écho à sa tragique expérience liée à ces incendies, et les fera découvrir aux deux autres, qui en apprennent ainsi sur leur ami décédé.
Puis arrive Gertrude (Andrée Lachapelle). Elle fut internée à l'âge de 16 ans pour des motifs religieux. Gertrude veut fuir le centre psychiatrique et est amenée chez Charlie et Tom par son neveu Steve, rencontré aux funérailles de Paul, père de Steve et frère de Gertrude. Les deux ermites se rebiffent au début ; nouvelle vie, nouvelle identité, Gertrude devient Marie-Desneiges. S'ensuit une idylle amoureuse touchante et lumineuse.
À la fin des années 1970 à Boston, Maggie Stuart doit gérer les excès maniaco-dépressifs de son mari Cameron, homme touchant, créatif et chaleureux mais qui refuse de se traiter correctement pour pallier les excès de sa maladie et ne peut s'insérer dans la société et le monde professionnel. La famille vit dans un certain dénuement qui pousse Maggie à reprendre des études en MBA à l'université Columbia afin de tenter de trouver, à terme, un travail bien rémunéré pour subvenir aux besoins de ses deux filles et surtout à leurs études. Faisant les allers-retours entre Big Apple et la City of Higher Learning, Maggie doit confier, malgré ses réticences, la garde de ses filles à leur père durant les jours de la semaine, ce qui ne va pas sans poser des problèmes d'organisation, de contrôle du quotidien et le regard des voisins sur leur famille peu ordinaire, mais tellement vivante.
Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique - découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme - rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.
Huit jeunes, patients dans un hôpital psychiatrique bruxellois, ont participé à toutes les démarches de création. Une chenille, deux singes, une colmobe, un rhino, un toucan et un papillon évoluent dans des décors champêtres et nous racontent une tranche de vie, nous livrent leurs attentes, leur recherche, leurs espoirs fous d’avenir, leur chemin accidenté, leur école buissonnière , leurs doutes, leurs questions, leurs amitiés...