Pendant toute l'entre-deux-guerres, un homme, fascine l'opinion. Sa photo fait régulièrement la une des journaux. Il inspire des écrivains, des dramaturges et des cinéastes: Giraudoux, Drieu la Rochelle, Anouilh,... Son nom: Anthelme Mangin. Son surnom: "Le soldat inconnu vivant". Son histoire: celle d'un soldat qui en 1918 revient amnésique d'un camp de prisonniers en Allemagne. À peine son existence est-elle révélée qu'elle rencontre immédiatement la douleur des trois cent mille familles des disparus de la guerre qui n'arrivent pas à faire leur deuil. Par dizaines, des femmes, des mères, des pères, des frères, des soeurs, des enfants, vont le reconnaître comme étant des leurs. Au mépris de son physique, de son âge, de son éducation... C'est à coup de procès qu'une dizaine de familles va essayer d'obtenir sa reconnaissance. Seule la Deuxième Guerre mondiale viendra interrompre ces procédures. Baladé d'asile en asile pendant toutes ces années, c'est à Sainte-Anne, seul et abandonné de tous, qu'il s'éteindra en 1942. Mangin, au milieu des années folles, est une sorte de mort-vivant, un spectre qui hante les consciences. Sans jamais s'exprimer. Sans porter de jugement. Sans rien réclamer.
Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur les maltraitances physiques et psychologiques subies lorsqu’ils étaient pensionnaires dans les années 50 et 70 du centre de redressement catholique La Belle Étoile en Savoie. Une épopée bouleversante sur le chemin de la justice et de la résilience.
En mars 2020, un collectif bruxellois de réalisateur·rice·s entame des échanges sur Skype avec des soignant·e·s de première ligne, mobilisé·e·s face à la pandémie de Covid. Au fil des mois, la parole se libère. Fragilisé·e·s, ces travailleur·euse·s partagent leur engagement, leur souffrance, leur combat. Plus l’usure se fait sentir, plus le film met en lumière un système de soin défaillant tant pour les soignants que les soignés.
Au coeur du Mercantour, le Centre des blessés de l’armée de Terre accueille des vétérans qui souffrent de stress post traumatique (SPT). Combattants ou soldats de l’arrière, ils se sont battus au Mali, en Afghanistan... Durant quelques jours, ils vont rompre leur isolement, reprendre goût à la vie, se questionner sur leur avenir. Une étape importante dans un long parcours de reconstruction..
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Daniel Friedmann s'entretient avec dix psychanalystes sur les différents problèmes liés à l'argent dans la psychanalyse. Leurs propos s'entrecroisent dans leurs réponses aux questions suivantes: à quoi sert l'argent? Quelle valeur lui accordent les psychanalystes? L'argent est-il indispensable au succès d'une cure analytique? Quels sont les prix pratiqués pour une analyse? Que doit-on penser des séances gratuites en milieu hospitalier? Quelle est la symbolique liée à l'argent? Quelle est la différence entre l'argent et le paiement?... Sont interviewés: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Georg Garner, Ginette Raimbault, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Paul Valabrega, Laurence Bataille, Elisabeth Roudinesco, Isi Beller.
Jean Oury nous trace l'histoire de son aventure qui allait faire de la clinique de La Borde un lieu mythique de la psychiatrie contemporaine. Il nous rappelle avec humour et clairvoyance, dans sa discussion avec Pierre Delion, les fondements de la psychothérapie institutionnelle et les risques qu'elle connait face à l'évolution technocratique actuelle de notre système de santé.
Marc Moret, né en 1943, englue sous une gangue de colle et de verre pilé des souvenirs de famille: aiguilles à tricoter, baïonnette, châssis de lit. Il crée des oeuvres "anti-esthétiques" dit-il. Les mèches de cheveux, os de bêtes calcinées, boyaux, tessons de bouteilles et ceintures de sécurité forment la substance de ses hauts-reliefs...
Printemps 2008, Vuadens, Canton de Fribourg, Suisse. Marc Moret murmure, parle de ses sculptures dans la pièce de sa ferme où il les conserve. Gros plan sur les oeuvres. Au fil de la conversation, Marc Moret donne des indications sur son travail, sa technique, les matériaux employés, quelques secrets de fabrication et livre, par bribes, le parcours de sa vie. Le contraste entre le créateur réservé, discret, et ses oeuvres, coupantes, violentes, est saisissant.
Si les nouvelles prostituées semblent plus libres, échappant aux contraintes et aux violences des proxénètes, elles n'en sont pas moins seules. Des parents indifférents, au viol ou à l'inceste, de la simple rencontre avec des toxicomanes, à la révolte adolescente, jusqu'à la mère prostituée qui initie sa fille, les itinéraires qui mènent à la prostitution passent de plus en plus souvent par la découverte de la drogue, puis par la dépendance à la drogue. Ces nouvelles prostituées ne vivent d 'ailleurs pas leur quotidien en tant que prostituées, mais d'abord en tant que toxicomanes.
Cinq spécialistes des urgences en psychiatrie nous dressent le panorama de la situation actuelle. Leur expérience sous des angles différents nous permet de mieux comprendre ces nouvelles pratiques pour les différents partenaires concernés : équipes de secteur, praticiens hospitaliers, urgentistes. Un exemple clinique illustre l'intrication de l'urgence somatique et de l'urgence psychiatrique.
LES VOIX DE MA SOEUR Documentaire (49 min)
Réalisateur :
Philippin Cécile Pays :
France
- 2011
1er Prix au Xe festival internayional du film de Santé de Liège. Clé
d’Argent au Festival Ciné-vidéo-Psy de Lorquin 2012.
Prix GIE Grand Ouest Régie télévisions LMTV
« Les voix de ma sœur » est le portrait et le témoignage d'Irène, souffrant de schizophrénie depuis 20 ans. Il prend la forme d’un journal intime à plusieurs voix : - celle d'une patiente, décrivant avec lucidité sa pathologie, - celle de sa famille combattant la culpabilité et le déni, - celles de ses soignants de l'hôpital Saine Anne à Paris.
LES VOIX DU DEDANS Documentaire (25 min)
Réalisateur :
Elina Chared Pays :
France
- 2019
2019 : Festival International Jean Rouch - Voir autrement le monde - Paris (France) - Sélection Premiers regards
Le visage de Marianne n’a pas d’âge. Elle semble être marquée par plusieurs vies. Les diagnostics, les pairs, elle s’en est servie pour créer sa propre relation avec les troubles psychiques. Elle s’invente, performe et parfois désespère mais se relève. Dans ces fragments de quotidien, Marianne nous livre l’intimité de son rapport à ces voix qu’elle entend. Un portrait se dessine, celui d’une femme qui lutte pour exister, dans la beauté de sa singularité.
"You can create racism. And, as with anything, if you can create it, you can destroy it" (Jane Elliott). En 1968 à Riceville, petite ville blanche de mille habitants, l'institutrice Jane Elliott tente de faire comprendre le sens de la mort de Martin Luther King à ses élèves en créant un jeu de rôles où les enfants aux yeux bleus auraient à subir une discrimination systématique de la part des enfants aux yeux bruns. Malgré les menaces et les intimidations tant physiques que psychiques, Jane Elliott continua jusqu'en 1984 à animer de semblables animations à destination d'enfants et d'adolescents. Le présent document montre l'adaptation du jeu de rôle à un public d'adultes: une quarantaine d'enseignants, policiers, employés ou travailleurs sociaux de Kansas City. Au bout de deux heures et demi de jugements arbitraires (explications pseudo-scientifiques de leur infériorité, tests biaisés de leur quotient intellectuel... ), même les plus assurés et les plus solides parmi les participants se mettent à chanceler, à sombrer dans le doute, à ne plus pouvoir répondre aux requêtes les plus simples.
Des images s’échappent d’un rêve. Une étrange forêt de neurones où la jeune réalisatrice se perd chaque nuit. Un rêve qui rapproche cinéma et cerveau, souvenirs et expériences scientifiques. Elle cherche à comprendre le lien qui se tisse entre neurosciences et films. Un voyage poétique au cœur du système miroir, le mécanisme par lequel nous ressentons ou non de l’empathie pour autrui, qu’il soit réel ou sur un écran.
A Roubaix, une émission radio unique en son genre est enregistrée tous les lundis depuis 8 ans. Les animateurs de cette émission sont des hommes et des femmes atteints de troubles psychiques, et des infirmiers. Entre animation, interviews, commentaires et débats, ils construisent ensemble un véritable moment radiophonique. On ne sait pas qui est patient, qui est soignant ; chacun a la parole.
L'univers secret des rêves est créateur et puissant. Rencontre avec les "utilisateurs" du rêve qui montrent au travers de leurs expériences personnelles, créatives ou scientifiques, comment et dans quelles conditions il est possible d'exploiter la puissance de l'univers nocturne: thérapies ou guérisons, prévisions sur l'avenir, réponses aux multiples questions du passé et du présent...
Bouleversant témoignage sur les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, "Let there be light" fut réalisé en 1946 par John Huston alors qu'il avait rejoint le Centre cinématographique de l'armée américaine. Dénonçant violemment les séquelles psychologiques subies par les soldats rescapés, il sera censuré jusqu'en 1980. Présenté à Cannes en 1981 dans la sélection "Un certain regard", il est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs films jamais réalisés sur les conséquences psychologiques de la guerre.
Egalement sur ce DVD: "Opération Hollywood" (2004 - 90') de Emilio Pacull.
Comment le cinéaste Luc Boland vit-il l’arrivée dans sa vie de son fils Lou, aveugle de naissance et « si différent dans sa tête » ? C’est avec sa caméra qu’il nous fait partager ses tentatives d’entrer dans son monde à lui, sans lumière et sans images. Qu’il nous fait partager le quotidien déroutant avec ce petit bonhomme perdu dans le noir et dans ses peurs. Il n’y a pas de mode d’emploi, et tout est à inventer par cette famille, heureusement unie et solidaire. « La différence est une richesse précieuse. Nous aussi nous avons nos peurs, la peur de l’inconnu, la peur de l’autre… Contre ces peurs, il n’y a que deux armes : la confiance et l’amour » Luc Boland.
Chronique d'un hôpital gériatrique de Midi-Pyrénées, portraits et ressentis croisés du grand-âge et de sa prise en charge.
LE VIEIL ÂGE ET LE RIRE Documentaire (1h05)
Réalisateur :
Fernand Dansereau Pays :
Canada
- 2012
Prix du public Télé-Québec aux Rendez-Vous du Cinéma Québécois en février 2012
Prix Coup de coeur de l’APCQ (Association des propriétaires de cinémas du Québec) en janvier 2013 Mention Spéciale au Festival International du Film de Santé de Liège en 2014
« C’est le rire du vieillard qui exprime la plus grande sagesse » dit l’axiome zen. « Je souhaite explorer la relation particulière entre l’âge et le rire. Avec en tête quelques pistes : entre autres celle des études scientifiques sur les effets bienfaisants du rire sur la santé des personnes âgées, et celle des travaux de Dr Clown, un organisme qui tente aujourd’hui de recadrer son modèle d’intervention suite à la controverse qu’il a soulevée. Enfin, j’aimerais tenter de retracer l’expérience zen qui a conduit à la vérité zen citée plus haut. Peut-on espérer atteindre une sorte de sagesse ultime qui permette, en fin de vie, d’accéder à une exubérance qui transcende la peur, les regrets et le chagrin ? » http://www.levieilageetlerire.com/