Collectionneur de musiciens maudits, d’assassins déraisonnables, de monstres de foire, de révolutionnaires paranoïaques, de pétomanes ou d’anachorètes suicidaires, un patient en institution psychiatrique présente une galerie de personnages historiques qui le hantent.
En 45 ans d'exil en psychiatrie, Louis Marie connaîtra, de placement en placement, la lobotomie, les viols, les passage à tabac, le cabanon, la faim, la camisole et l'abrutissement médicamenteux pour finalement conquérir sa liberté en construisant lentement "son histoire" de cet "enchaînement infernal" dans des entretiens filmés avec l'aide de médecins pendant dix ans. Pas à pas, Thierry Le Merre suit Louis qui réexplore les lieux de son errance psychiatrique et dont les mots dessinent l'inhumanité d'une psychiatrie asilaire. Thierry Le Merre prend soin de confronter le récit de Louis avec des rapports médicaux, des photographies d'archives et ponctue ce documentaire d'extraits d'entretiens filmés de Louis, comme autant de fragments d'une vie égarés en psychiatrie.
LA FEMME 100 TÊTES Documentaire (20 min)
Réalisateur :
Eric DUVIVIER Pays :
France
- 1968
Médaille d'Argent à la Biennale de Venise 1969
Ce film est une adaptation cinématographique du roman " La femme 100 têtes " de Max Ernst, tentant l'expérience de transformer le livre d'images mouvantes et vivantes en réalisant les mêmes surimpressions que dans les collages originaux. Cet essai a l'ambition d'apporter quelques contributions aux recherches du surréalisme dans l'exploration de l'inconscient.
En février 1976, La Devinière, un lieu de psychothérapie institutionnelle, ouvrait ses portes à dix-neuf enfants réputés incurables, refusés par tous. Ni le sens commun, ni la psychiatrie, ni la pédagogie ne pouvaient les admettre, les reconnaître. Ces enfants, exilés en somme, la Devinière les a acceptés définitivement avec comme principe fondateur de ne les rejeter sous aucun prétexte. Le mot "asile" reprenait ici tout son sens: un espace sans grille, ni chimie où l'on donne le droit de "vivre avec sa folie". Durant plus de vingt ans, des liens de solidarité se sont noués entre ceux que rien ne reliait. Au fil des saisons, Benoît Dervaux - l'opérateur image des frères Dardenne sur "Rosetta" - a filmé au plus près ce lieu qui a fait rejaillir la vie, là où tout semblait condamné.
La précarisation croissante de la population est la principale cause de surendettement. En Belgique, près de 400.000 ménages sont concernés. Le défaut de paiement est dû très souvent à un événement extérieur à la volonté du débiteur: perte d'emploi, maladie, accident, divorce ou séparation,... qui le fait passer de la situation de l'endettement à celle du surendettement. Tous les acteurs concernés par le crédit (banques, courtiers, responsables politiques, associations, travailleurs sociaux,... et les surendettés eux-mêmes) apportent leurs points de vue sur la question des responsabilités et des moyens à mettre en oeuvre pour sortir les personnes du surendettement. Des solutions sont évoquées et débattues.
Le malaise de l'adolescence conduit parfois à un état de "crise suicidaire". Le Professeur Jeammet, psychanalyste et responsable du service de psychiatrie de l'adolescent et du jeune adulte à l'Institut Mutualiste Montsouris, nous permet de mieux comprendre cette notion dont il définit avec pertinence les ambiguïtés et les limotes. Il nous fait mieux comprendre ainsi la clinique et les mécanismes psychiques sous-jacents à cet état de souffrance qui peut conduire l'adolecent au passage à l'acte. Il nous donne également une leçon de pédagogie dans l'attitude qu'on doit tenir pour aider l'adolescent à dépasser cet état critique.
LA COULEUR QU'ON A DERRIÈRE LES YEUX Documentaire (18 min)
Réalisateur :
CARRIDROIT Céline Pays :
France
- 2006
Prix "Enfance et Jeunesse" au festival
Traces de Vie 2006 de Clermont-Ferrand.
Comment s'échappe-t-on du monde quand on a un esprit lourd à porter? Grégory Carras nous donne son point de vue sur ce genre de questions qu'un parcours atypique l'a amené à approfondir. "Le fait qu'il n'y ait rien, Ferré le disait, il n'y a plus rien, ce n'est ni une consolation, ni une chose douloureuse, pour moi ça est. Je suis là-dedans".
Aujourd'hui, Grégory assume sa maladie, la schizophrénie, après s'être reconstruit grâce à différents moyens d'expression. Un témoignage sans pesanteur, une belle rencontre que la réalisatrice nous livre au travers d'une vraie écriture cinématographique.
Note: Un court-métrage (18') réalisé dans le cadre du master de réalisation de documentaire de création de l'Université Stendhal 3 à Grenoble, le film a obtenu le Prix "Enfance et Jeunesse" au festival Traces de Vie 2006 de Clermont-Ferrand.
Projet porté avec passion par deux jeunes de la région de Grenoble, ce documentaire a été réalisé grâce à une campagne de financement participatif. Il ne répond à aucune demande extérieure; seule motivation, l’envie des réalisateurs de créer une base de réflexion vis-à-vis des différents troubles psychiques qui peuvent altérer la vie d’un individu et de ses proches.
Le Snark propose un refuge aux enfants dont aucune institution ne veut plus, une dernière chance avant la rue, l’hôpital ou la prison. Le film accompagne la vie de l’institution le temps d’une année, entre ados en souffrance et éducateurs sur la brèche. Parmi ces visages de la détresse, une figure émerge : Angèle, tiraillée entre agressivité et besoin d’amour, entre passé trop lourd et futur incertain.
Tokombéré veut dire le lieu du combat. Dans cette petite ville du Nord-Cameroun et dans l'ensemble de l'arrondissement, depuis plus de 15 ans, les villageois ont décidé de prendre en main leur avenir : santé, agriculture, éducation. Les infirmières sortent de l'hôpital et vont dans les villages. Les paysans mettent la pluie de leur coté. Les femmes s'organisent pour être plus autonomes. Les jeunes apprennent à dialoguer avec les anciens. Le chemin se fraye, hésitant mais courageux, de la tradition à la modernité.
Dans un centre de polyhandicapés de la région parisienne, Pierre, Karine et Ghislaine. Ghislaine n'aime pas la mer. Karine joue à la poupée. Pierre est triste. Autant de situations qui prouvent que la communication est possible de toutes les manières. La poétique de la différence passe par l'image.
De la grande crise théâtrale, telle qu'elle fut décrite autrefois par Charcot et observée par Freud à la Salpétrière, aux multiples tableaux de la pathologie conversionnelles, tels qu'on les rencontre aujourd'hui, l'hystérie nous est présentée dans ses aspects les plus divers. A travers l'histoire clinique d'une douzaine de sujets, l'accent est mis sur l'importance de la relation médecin-malade et la nécessité, pour l'abord thérapeutique de ces malades, d'une formation psychologique du praticien. Existe en 16 mm (son optique) et en vidéo
Pourquoi un homme tient-il debout ? Parce qu’il marche, aime, espère, écrit… Sinon, il tombe ! Patrice rêve d’une vie différente, rangée, avec un travail, une femme, des enfants. Cette vie, il la sait pourtant inaccessible, lui qui se reconnaît schizophrène chronique, stabilisé. Alors entre la folie qui l’éloigne de cette vie et la normalité qui l’attire tant, Patrice se déchire, depuis 30 ans. L’amour et la mort l’ont entrainé de la rue à l’asile, d’hébergements provisoires en institutions thérapeutiques. Une vie d’errance, avec comme boussole un hypothétique voyage au Brésil. Pourtant, il est debout. Emouvant dans la franchise et la confiance totale qu’il accorde. Un fou ? Non, un poète !
Le psychologue Pierre-Paul Costantini, expert auprès du Tribunal de Grande Instance, nous expose, dans cet entretien l'intérêt de l'expertise psychologique pour les magistrats instructeurs. Il en définit les conditions et ses modalités d'élaboration. Il en défend la spécificité dans une démarche identitaire de la psychologie.
Récit d'expérience en même temps que documentaire d'accès à Nietzsche, ce film retrace un voyage sur les lieux mêmes (Sils Maria, Venise, Gênes, Nice, Turin,...) où, durant les dix années de son errance, Nietzsche a séjourné et rédigé ses ouvrages majeurs. L'oeuvre et la vie du philosophe sont ainsi évoquées du point de vue d'une expérience est une esquisse pour rendre compte de cette grammaire d'images fondamentale. Le langage des images mentales est toujours encore à restituer." Yann Kassile vécue.
"Ce que Nietzsche a parcouru, nous le parcourons. Notre tête n'éclatera pas. Nous avancerons comme il a avancé, en défrichant, en interrogeant, animés de pensées jamais calmées, inquiètes et joyeuses, foisonnantes et pures. Nietzsche n'indique pas le chemin, il indique la marche, qu'il faut marcher. En outre, L'expérience de Nietzsche est un film porté par un désir formel élémentaire: approcher la langue des représentations mentales qui nous sillonnent et nous constituent. Il
L'univers secret des rêves est créateur et puissant. Rencontre avec les "utilisateurs" du rêve qui montrent au travers de leurs expériences personnelles, créatives ou scientifiques, comment et dans quelles conditions il est possible d'exploiter la puissance de l'univers nocturne: thérapies ou guérisons, prévisions sur l'avenir, réponses aux multiples questions du passé et du présent...
L'auteur se propose d'examiner la place de la scolarité dans la prise en charge des enfants autistiques et psychotiques. Au-delà des droits et des moyens à mettre en oeuvre pour favoriser l'intégration scolaire, c'est de la psychopathologie autistique qu'il s'agit de partir pour dégager "une pédagogie spécifique" de ces troubles. L'accès aux apprentissages scolaires n'apparaît alors pas réservé à quelques "autistes de haut niveau" (ou syndrome d'Asperger). La réflexion au quotidien avec les enseignants des "classes thérapeutiques" (classes accueillant les enfants d'un hôpital de jour dans deux écoles ordinaires) permet de décrire la lettre (au-delà de la langue écrite dans son ensemble) comme objet autistique particulièrement ouvert aux progrès thérapeutique. A partir de cas cliniques se dégage ainsi l'idée d'une véritable "clinique de l'écrit".
Chaque société comme chaque adulte a ses propres façons de voir l'enfance et, par conséquent, de la traiter. L'enfance et la famille, l'enfance et l'école, l'enfance et la maternité, l'enfance et le monde économique, la sexualité et la mort, sont autant de thèmes abordés par le film à travers différents discours contemporains. Avec la participation de Marie-José Chombard de Lauwe et Georges Snyders. Les textes de Roland Barthes sont lus par Michel Lonsdale. Les autres textes sont lus par Edith Scob.