Une collection d'entretiens entre des spécialistes (pédiatres, pédopsychiatres) et des médecins généralistes qui témoignent de leurs pratiques et de leurs recherches. Destinée aux professionnels de la santé, la collection peut également intéresser les parents qui s'interrogent sur les problèmes évoqués (douleur de l'enfant, troubles du sommeil, états dépressifs de l'adolescent...). Le principe est d'aborder l'enfant et l'adolescent dans leur dimension humaine. Un entretien entre Marcel Rufo, pédopsychiatre, et Maureen Wernert, médecin généraliste. Pour 90% des adolescents, le médecin généraliste constitue l'interlocuteur médical privilégié: il est le médecin de leur histoire. Après une évocation de l'adolescence et des différents types d'adolescents, Marcel Rufo démontre le rôle essentiel du médecin généraliste dans l'approche de l'adolescent en consultation. Il apporte des conseils pour réussir la consultation: fragmentation de la consultation (avec les parents, sans les parents), attitude par rapport au tutoiement ou au vouvoiement, respect du secret médical et partenariat avec la famille, position réservée ou empathique, comportement par rapport au jeune en difficulté ou dépressif,...
L'ADBB, ÉCHELLE D'ÉVALUATION DE LA RÉACTION DE RETRAIT PROLONGE DU JEUNE ENFANT - UN ENTRETIEN AVEC LE PROFESSEUR ANTOINE GUEDENEY Document Pédagogique (24 min)
Réalisateurs :
Alain BOUVAREL
/
Richard MARTIN
/
Pierre TREMBLAY Pays :
France
- 2000
Nominé au " Psy d'Or " au 8ème Salon International Psychiatrie et Système Nerveux Central - La Villette - Paris - Décembre 2000
L'A.D.B.B.( ALARME, DETRESSE, BEBE) La réaction de retrait prolongé de l'enfant est un élément essentiel à la clinique de la plupart des grands ensembles diagnostiques de la petite enfance : dépression, troubles envahissants du développement, troubles de l'attachement, troubles anxieux, syndromes post-traumatique ... La réaction de retrait est donc un élément d'alarme essentiel auquel le pédiatre doit porter une attention toute particulière au cours de l'examen de routine du bébé. L'ADBB est un instrument de dépistage de la réaction relationnel de l'enfant. L'échelle, développée et validée à l'Institut de Puériculture de Paris, a été construite en suivant la façon dont un professionnel entre en contact avec un bébé. Elle comprend 8 items : expression du visage, contact visuel, activité corporelle, gestes d'auto-stimulation, vocalisations, vivacité de la réaction à la stimulation, relation et attractivité. Une cotation se fait de 0 à 4 sur chaque item. Dans ce document, le Professeur Antoine Guedeney, décrit l'ADBB, les principaux items, les cotations, les études de validation " l'importance de la réaction de retrait en psychopathologie de la petite enfance ... Des examens de bébés ainsi que les commentaires d'une puéricultrice et d'un pédiatre illustrent et appuient son propos.
Ce n'est que depuis le début des années 70 que les travaux sur la dépression chez l'enfant se sont développés. Pour nous en brosser un bref tableau (définition, fréquence, causes, symptômes, traitement, etc.) nous avons rencontré Michel Dugas, psychiatre et professeur de psychopathologie de l'enfant à l'hôpital Herold de Paris. Michel Dugas est l'auteur de nombreuses recherches et publications sur le sujet.
Le professeur Widlöcher reprend les arguments développés dans la nouvelle édition de son livre "Les logiques de la dépression ". Il apporte des points de repère essentiels pour mieux comprendre le syndrome dépressif. Il montre qu'une approche globale de la dépression permet de dépasser le clivage entre une vision neurobiologique trop réductionniste et une approche psychogénétique trop exclusive. Cette perspective permet de réactualiser nos connaissances sur la clinique, la psychopathologie et le traitement de cette affection dont l'importance en termes de santé publique est capitale.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Marcel Rufo, pédopsychiatre, et Maïté Iribarnégaray, médecin généraliste. Après une définition de l'adolescence, Marcel Rufo démontre par un jeu de questions-réponses qu'une adolescence tumultueuse n'est pas synonyme d'un avenir hypothéqué. Les troubles du sommeil, les difficultés scolaires,... sont des symptômes qu'il ne faut pas négliger. Des pistes sont proposées aux médecins généralistes pour tenter de mener à bien un entretien avec un adolescent, en difficulté ou non: donner au jeune une vraie place dans l'entretien, échanger, respecter, utiliser l'humour et la négociation. Le médecin doit parvenir à susciter chez l'adolescent l'envie de revenir pour d'autres consultations.
Les remaniements psychologiques et physiologiques de la puberté confrontent les adolescents à mettre leur corps en jeu de façon nouvelle dans leurs activités sportives. Le Docteur Claire Carrier, psychiatre et psychanalyste à l'Institut National du Sport et de l'Education Physique (I.N.S.E.P.) à PARIS, nous fait découvrir dans cet entretien les problèmes que peuvent poser cette situation.
Le docteur Thierry Gallarda, psychiatre au Centre Hospitalier Sainte-Anne à Paris, participe à une consultation Dysphorie de genre, qui reçoit et accompagne les personnes qui souhaitent entamer un processus de changement de sexe. Après avoir précisé les termes LGBT, le docteur Gallarda souligne dans un premier temps le fait qu'on ne parle plus maintenant d'un trouble psychiatrique mais d'une simple dysphorie, ce qui montre bien l'évolution de la société. Cette dysphorie se manifeste cependant par un malaise ou une souffrance, parfois importante, parfois banalisée, parfois déniée. Elle se caractérise également par une extrême hétérogénéité : parfois sans aucune comorbidité, parfois associée à des troubles sévères. Le rôle du psychiatre dans l'équipe multidisciplianire où il oeuvre est d'essayer d'évaluer la présence et selon le cas, l'impact des co morbidités et de voir comment on peut mieux répondre à la demande de transition de sexe. Dans un deuxième temps, Thierry Gallarda aborde la grande variété des perceptions selon les cultures et l'environnement socioéconomique et insiste sur le rôle essentiel des familles qui sont aux premières loges et évidemment de l'école. Il prône en terminant la nécessité du soutien tout en favorisant un regard distancié et une réflexion qui permet d'éviter les positions extrêmes.
Des explications sur la genèse du stress (définition, types et origines) et sur ses effets positifs et négatifs sur l'organisme. Des conseils simples, concrets, immédiatement applicables pour mieux gérer le stress: améliorer la communication, organiser ses loisirs et ses plaisirs, favoriser un sommeil de qualité. Des suggestions pour trouver un nouveau mode de vie et se prémunir des risques cardio-vasculaires.
Pour le Dr. Henri Sztulman, l'ambition thérapeutique ne consiste pas à gérer la psychose mais plutôt à changer quelque chose dans le fonctionnement mental. Il nous invite à livrer bataille à la pulsion de mort qui habite les patients psychotiques qui nous sont confiés. De façon plus spécifique, le traitement psychanalytique des psychoses des adolescents représente un défi considérable. Dans cette perspective, le Dr. Sztulman a créé à Toulouse en 1913 le premier hôpital de jour pour adolescents. Les concepts clés que sont les notions de lieu de vie, lieu de soin, lieu de traitement, sont introduits et développés dans cet entretien. Pour mieux comprendre les étapes à franchir dans le traitement psychanalytique, le Dr. Sztulman, commente les cinq formulations d'Harold Searles et les trois de Wilfred Ruprecht Bion.
L'anorexie mentale chez le garçon, bien que relativement rare, est souvent mal connue ou mal reconnue. Jean Chambry nous donne dans cet entretien des clés pour mieux repérer les symptômes qui ne sont pas les mêmes que ceux des filles. La maîtrise de l'image du corps au regard des idéaux de la société est plus affichée que l'amaigrissement. Les conséquences somatiques sont cependant les mêmes que celles des filles. Il précisera sur le plan psychopathologique que les fragilités narcissiques et identitaires sont prévalentes. Il définira enfin les axes thérapeutiques qui doivent s'appuyer sur une approche multifocale associant le médecin somaticien et la famille.
L'anorexie mentale constitue le trouble des conduites alimentaires le mieux identifié. Philippe Jeammet est un expert de la question. Il est psychanalyste et dirige un service universitaire de psychiatrie de l'adolescent et du jeune adulte, à Paris. Le Professeur Jeammet va nous dresser le tableau clinique, ainsi que ses variantes (le devenir, la psychopathologie et le traitement), de ce trouble qui laisse désarmés bien des professionnels.
Lors de cet entretien, Francis Martens évoque son parcours et ses réflexions, à la frontière de la psychanalyse et de l’anthropologie. « La psychanalyse, c’est une anthropologie… ». Il revient sur ses expériences à l’étranger et ses rencontres avec des éminences intellectuelles qui ont nourri son travail et sa pensée, comme Lacan, Jacques Schotte, Léon Cassiers et surtout Jean Laplanche.
Evelyne Lenoble est pédopsychiatre, praticien hospitalier responsable du centre de référence des troubles du langage et des apprentissages de l'hôpital Sainte Anne à Paris. Son équipe reçoit des enfants présentant des retards dans les apprentissages de la lecture, de l'écriture ou des mathématiques ( les "dys" ) non explicables par un retard intellectuel, un déficit neurologique ou sensoriel, ni par une maladie psychiatrique. Les "turbulences" sur le chemin des apprentissages sont fréquentes (4 à 6 % des enfants) et complexes car apprendre implique de se différencier, met en jeu le corps, le désir et la curiosité. Des investigations diverses s'appuyant sur les théories piagétiennes et psychanalytiques sont proposées pour trouver des points d'appui et des ouvertures permettant d'envisager des aides individuelles ou groupales variées. Les parents sont bien sûr impliqués dans le processus car ils sont les premiers à être préoccupés par les difficultés scolaires que ces troubles entraînent pour leurs enfants, et qui imposent un travail de lien étroit entre familles, équipes de soin et écoles.
Lors de cet entretien, Daniel Schurmans nous raconte son parcours et la rencontre des cultures qui ont guidé ses réflexions et ses pratiques cliniques. Notamment avec des guérisseurs africains. Naviguant entre la psychiatrie et l’anthropologie, Daniel Schurmans explore les concepts et les pratiques en Europe, nourri par ses enseignements et expériences étrangères. Il développe le concept de psychiatrie anthropologique, interroge l’origine des troubles mentaux, avec entre autres la question de la psychose, et pointe l’importance du donné culturel dans l’appréhension des souffrances psychiques. Dans la collection "Mémoires de psys"
Les problèmes psychologiques, éthiques et humains que pose la pratique de la médecine fœtale sont exposés par le professeur Soulé. S'appuyant sur sa pratique au sein d'une équipe de médecine fœtale, le professeur Soulé nous permet de comprendre que la haute technicité qu'implique cette discipline médicale ne peut se passer d'un pédopsychiatre.
Le Dr. René Angerlergues vient à la clinique psychiatrique, après avoir pratiqué en neuropsychologie durant vingt ans. De là, sans doute, son souci de décrire un statut de la psychiatrie qui soit défini de manière à permettre de tenir ensemble les deux fils de la biologie et de la psychanalyse. Chemin faisant, il aborde la place du DSM III, de la pharmacologie, des notions de prise en charge, de rééducation dans une psychiatrie compatible avec la qualité de l'homme, c'est-à-dire la qualité créatrice du psychisme humain.
Le Dr Philippe Hennaux s’entretient avec le Professeur Willy Szafran, psychiatre, psychanalyste, professeur émérite de psychiatrie et de psychologie médicale de la VUB, auteur de plusieurs ouvrages sur Freud et la psychanalyse.
Homme de science et de culture, Willy Szafran nous livre brillamment ses réflexions sur la place de la psychiatrie dans son évolution historique, et dans ses rapports à la médecine et à la société. Il expose son point de vue sur la psychiatrie psychodynamique qui vise à redynamiser la psychiatrie grâce à l’apport de la psychanalyse, de la phénoménologie, de la sociologie et de la philosophie.
Pour le Dr. Raymond Cahn, la psychopathologie de l'adolescent aujourd'hui soulève beaucoup de questions en regard des conduites agies : anorexie mentale, boulimie, toxicomanie, actes suicidaires, décrochages scolaires. Comme il a travaillé pendant plus de 16 ans avec les adolescents dans le cadre de l'hôpital de jour du parc Montsouris à Paris, il nous livre ses réflexions sur ces conduites agies. Laufer propose une classification clinique des psychopathologies de l'adolescent et le Dr. Raymond Cahn nous livre sa position critique en regard de cette classification. Il a théorisé sur les déliaisons dangereuses ; pour lui, tout adolescent quel qu'il soit, va développer des modalités de reliaison qui seront tributaires du mode de déliaisons rencontrées.
Serge Lebovici est professeur émérite de psychiatrie de l'adolescent et de l'enfant à l'université de Paris Nord, et psychanalyste. Il répond aux questions du Dr. Alain Bouvarel sur les processus trans-générationnels : les mécanismes qui font que des histoires de familles se traduisent par des problèmes chez de jeunes enfants ou chez leurs parents. Le professeur présente de nombreux exemples qui montrent bien en quoi, comme l'arbre, nous vivons aussi par nos racines.