Karim est malade, malade psychique. Il a 30 ans et alterne des phases de repli sur lui-même avec des périodes d’exaltation. Progressivement, le vide s’est fait autour de lui. Seuls sa mère, sa sœur et son père Robert l’empêchent de sombrer complètement, au prix de leur propre santé. Robert dit souvent à son fils qu’il faut s’en sortir, se battre, guérir… Il lui répète sans cesse qu’il doit “prendre un chemin”. Mais entre les deux hommes de la famille, lequel doit trouver son chemin, cette voie vers l’apaisement, le fils ou le père ?
A l’hôpital, quand on a le dos tourné, il se passe des choses étranges. De curieux petits bonshommes prennent possession des lieux… Un film réalisé par 12 élèves de l’école fondamentale communale Léopold Mottet.
L’écriture est son combat, le théâtre de ses métamorphoses. Monstre hideux, squelette, malade, Paul Edouard poursuit sa quête, « en pleine folie collective ». Il ne tient qu’à un fil, celui de son rêve, « non-étranger ». Peut-être cherchet-il à l’apprivoiser, à s’apprivoiser ? La rencontre d’une femme, celle que l’on dit « de joie », le conduira vers l’autre rive. Son écriture se fait chair, terre d’accueil. Entre apparitions et disparitions, entre vie et mort, le livre appelle encore et encore, il est pour son auteur un coin de liberté.
Marie-Claire demande de l’aide pour réaliser son propre court-métrage. Elle craint qu’un gouvernement global s’infiltre dans nos vies privées par l’implantation d’une puce.
Après avoir défini le processus de radicalisation des adolescents, Serge Hefez nous explique son mécanisme, proche de celui de la dérive sectaire, développant chez l'adolescent des croyances extrêmes et totalitaires justifiant le djihad et la violence comme moyens d'action. Il décrit ensuite les signes d'appel de cette radicalisation qui sont favorisés et entretenus par internet. Après avoir cerné globalement les profils des jeunes à risque de radicalisation, il nous montre, à travers un exemple clinique, comment un travail thérapeutique familial peut faire évoluer favorablement cette problématique. Il évoque enfin différentes perspectives de soin et de prévention possibles. Serge Hefez est psychiatre, psychanalyste, thérapeute familial et auteur de nombreux articles et ouvrages sur la famille.
La consultation se trouve à l'intérieur de l'hôpital Avicenne de Bobigny. C'est un îlot qui semble abandonné au fond d'un couloir. Une grande pièce obscure et vétuste où atterrissent des hommes malades, marqués dans leur chair, et pour qui la douleur dit les peines de l'exil. S'ils y reviennent, c'est qu'ils ne désespèrent pas de trouver ici le moyen de tenir debout, de résister au naufrage.
C’est l’histoire d’Elisa et d’une lettre anonyme... Ou comment un projet institutionnel a transporté le groupe d’atelier en atelier pour finalement devenir un film.
Fait inacceptable mais bien réel, les enfants maltraités sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le croit. Violences physiques, abus sexuels, négligences graves, les exactions coupables révèlent des situations familiales complexes où l'enfant souffre physiquement et surtout psychologiquement. Les documents d'archives proposés apportent les témoignages d'adultes qui ont été maltraités dans leur enfance ainsi que ceux d'intervenants psycho-médico-sociaux. Un pédopsychiatre et une psychologue commentent les documents et insistent sur l'importance de la solidarité sociale et de l'aide aux parents. Les points abordés sont, entre autres, le sentiment d'exclusion et d'injustice vécu par les enfants, la non-intervention de l'entourage, l'origine de la violence des parents ...
L’artiste Charlotte Dunker nous a réunis dans un atelier autour de photos anciennes qu’elle nous a proposé de faire revivre en les redessinant et en les animant. À travers ces images chargées d’émotions, nous avons replongé dans les souvenirs et avons mesuré la trace du passé.
Au CODE, nous sommes une véritable équipe d’amis. Nous partageons des galaxies de sentiments d’Amitié, dans la salle commune, au café du matin et au repas de midi, et dans les ateliers. J’ai repéré cette Amitié absolue, et j’ai proposé à l’atelier vidéo ce sujet qui me tient particulièrement à coeur (Olivier Debelle).
En regard de la psychose chez les adolescents, le Dr Raymond Cahn, dans un premier temps, nous fait part des enjeux auxquels est confronté l'adolescent : enjeux concernant son identité, son corps sexué et sa relation au corps social. Ensuite, il nous amène au cœur même de la problématique centrale qu'il qualifie de " catastrophe psychotique ". Il développe les concepts fondamentaux de liaisons /déliaisons et de reliaisons en attirant notre attention d'une façon particulière sur ce qu'il appelle les liaisons dangereuses. Enfin, concernant la question de l'adolescent psychotique, le Dr Cahn dégage des fonctions spécifiques pour l'institution, les soignants, et le thérapeute.
Le long d’un chemin puis d’une brève incursion dans un bois dans lequel il a un jour entrepris de s’installer, Martin revient sur un épisode particulier de sa vie. C’est l’occasion d’évoquer avec lui son rapport au monde, à la maladie, à la famille, à l’habitat, à soi. Portrait intimiste d’un jeune homme souffrant de schizophrénie, réalisé par son frère.